Attentat déjoué du vol Flydubai pour Tel-Aviv: polémique en Israël autour des failles de sécurité

En Israël, le soulagement après l'attentat déjoué sur le vol Flydubai cède la place à une vive polémique sécuritaire. Comment un copilote omanais, aux antécédents islamistes radicaux connus, a-t-il pu se retrouver aux commandes d'un avion rempli d'Israéliens à destination de Tel-Aviv ? Les révélations s'accumulent sur de lourdes défaillances de surveillance.
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Avec notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul
On assiste en Israël à un véritable jeu de renvoi de responsabilités qui secoue l'appareil sécuritaire. La loi ici est formelle : les compagnies aériennes doivent transmettre la liste complète des équipages 48 heures avant l'atterrissage et les autorités israéliennes avaient bien reçu celle du vol Flydubai.
Mais sur le terrain, la chaîne de contrôle n'a pas fonctionné. Le ministère des Transports affirme ne pas avoir les outils de renseignement nécessaires pour enquêter sur les équipages étrangers, tandis que le Shin Bet, le service de sécurité intérieure, se défausse en rappelant qu’il n’est mandaté que pour les compagnies israéliennes. Quant au renseignement extérieur, le Mossad, aucun protocole de transmission automatique ne lui aurait été activé.
Résultat : les signaux d'alerte sur Hamam al-Hammami, le co-pilote, écarté d'Oman Air pour radicalisation jihadiste et refoulé par la Royal Air Maroc, sont totalement passés sous les radars. Une faille béante reconnue jusqu'au sommet de l'État, alors que plusieurs députés réclament déjà l'ouverture urgente d'une enquête parlementaire.
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