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Friday, September 18, 2026

Première détection au Canada du fulgore tacheté, un insecte envahissant redouté

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Sur le radar des autorités depuis plusieurs années, une espèce envahissante à l’impact potentiellement désastreux pour l’agriculture et les forêts, le fulgore tacheté, a été détecté cette semaine pour la première fois au Canada.

L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) a confirmé mardi la présence de l’insecte à Windsor, en Ontario.

« Des restrictions de déplacement ont été mises en place afin d’empêcher le transport de matières réglementées, y compris les matières végétales potentiellement infestées, précise l’organisme fédéral. La surveillance se poursuit dans les environs afin de déterminer l’étendue de la détection et de décider des prochaines mesures à prendre. »

Originaire de l’Asie, le fulgore tacheté a été inscrit en 2018 sur la liste des parasites réglementés par l’ACIA, et fait l’objet d’une surveillance serrée de la part des autorités canadiennes et québécoises.

C’est que ce papillon à l’allure splendide, d’à peine 2,5 centimètres, peut se révéler dévastateur pour les forêts et les milieux agricoles où il se trouve. Celui-ci peut se nourrir de la sève de plus d’une centaine d’espèces d’arbres et de plantes, y compris les vignes, les pommiers et les pruniers. Introduite en 2014 aux États-Unis, l’espèce a causé bien des dommages aux agriculteurs américains et constitue une menace autant pour l’agriculture que pour la foresterie et la production de sirop d’érable (acériculture).

L’insecte est d’autant plus redouté pour sa nature tenace, indique l’ACIA, puisque ses masses d’œufs, qu’il pond vers la fin de l’été, « peuvent survivre aux températures hivernales et éclore au printemps ».

Depuis 2020, l’ACIA a intercepté des spécimens morts et vivants en provenance des États-Unis, ce qui n’équivalait pas à une confirmation officielle de sa présence en sol canadien. Au Québec, le plus récent signalement est survenu en août 2026 à Saint-Bernard-de-Lacolle.

L’organisme fédéral demande aux citoyens qui observeraient la présence de l’espèce à prendre une photo ou une vidéo, à capturer l’insecte ou à racler ses masses d’œufs dans un contenant, puis à signaler rapidement la situation à l’ACIA.

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