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Tuesday, September 15, 2026

Syrie: à Kobané, des tensions persistent malgré l'intégration des zones kurdes à l'État central

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À Kobané, en Syrie, les corps de neuf détenus kurdes morts après avoir mis le feu à leurs cellules jeudi 10 septembre ont été enterrés lundi 14 septembre au soir. La ville symbole avait vu auparavant exploser des heurts à la suite de la mort d'un ancien combattant kurde, sur fond de tensions avec des tribus arabes. Ces violences interviennent au moment où le pouvoir central tente de parfaire l'intégration de ces zones kurdes à la suite d'un accord signé en janvier dernier.

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Depuis l'accord signé en janvier entre les autorités kurdes et Damas, beaucoup a été fait. Les combattants kurdes ont notamment été intégrés à l'État syrien, y compris leur chef Mazloub Abdi, devenu conseiller du président syrien Ahmed al-Charaa. Le 20 août dernier, c'est lui qui annonçait la fin de la phase d'intégration.

Mais à Kobané et dans sa région, les tensions restent vives : le produit d'années de conflits, tel que celui qui a mené à la reprise de la région par Damas et à la fin de l'autonomie kurde dans le nord-est syrien.

« Les conséquences de l'offensive qui a été une offensive militaire et qui a vu des arrestations, des disparitions, explique à RFI Boris James, maître de conférences en histoire à l’université Montpellier-Paul-Valéry. Il y a beaucoup de difficultés qui se manifestent, des rancœurs qui n'ont pas été soldées, soit sous la gouvernance des FDS, soit au moment de l'offensive. Il y a eu aussi évidemment des possibles violences de part et d'autre. »

Une forte défiance envers Damas

La défiance est encore forte vis-à-vis de l'État central syrien. La question de l'enseignement de la langue kurde donne aussi lieu à des manifestations régulières, rappelle le spécialiste.

Mazloub Abdi a annoncé la semaine dernière que l'intégration de l'administration kurde à l'État syrien était achevée. « Notre combat se poursuivra afin d'inscrire les droits de notre peuple dans la Constitution », avait-il ajouté.

Les Kurdes, qui se plaignent historiquement de leur discrimination en Syrie, sont estimés à environ 2 millions dans le pays, sur une population de 20 millions d'habitants. Ils sont notamment concentrés dans le nord-est syrien mais sont également présents à Damas et Alep.

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