Salon national des animaux de compagnie | Un plongeon pour toutou, une pose pour minou

Certains chiens aiment tellement plonger à l’eau qu’ils font des compétitions de saut de quai. Et certains chats sont tellement jolis qu’on les inscrit à des concours internationaux de beauté féline. Le Stade olympique accueillait samedi ces deux compétitions plutôt amusantes, qui sont loin d’être passées inaperçues au Salon national des animaux de compagnie.
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Photos : Denis Germain Collaboration spéciale
PHOTO DENIS GERMAIN, COLLABORATION SPÉCIALE
Dans une compétition de saut de quai, le chien se tient au loin et attend le signal de son maître. Lorsque ce dernier ordonne le départ et lance un jouet en l’air, le chien prend son élan et saute pour attraper l’objet. L’objectif ? Que le chien parcoure la plus longue distance possible dans le bassin gradué. Pour compétitionner, il faut inscrire son chien auprès de la North America Diving Dogs (NADD), l’organisation qui encadre le sport canin et les compétitions officielles, comme celle qui se tenait samedi à Montréal.
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Avant de sauter, Maple ne tenait pas en place. Elle n’avait qu’un but : se jeter à l’eau. Voilà trois ans que la chienne fait des concours de saut de quai, une idée de ses maîtres qui avaient vu des vidéos en ligne. « C’est un labrador, elle aime vraiment beaucoup l’eau. Donc on s’est dit que ce serait une bonne idée avec elle », explique Prudence Chauvin. En 2024, Maple s’est même rendue aux championnats nationaux. Son record ? Un saut en longueur de 24 pieds (7,3 m).
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Les deux porcelets Kunekune de l’éleveuse Cybèle Campeau étaient de véritables stars au Salon. Vers l’âge de 3 ans, ils pèseront jusqu’à 240 livres et seront beaucoup plus grands, explique sa fille Nelly, 14 ans. Les cochons Kunekune, originaires de Nouvelle-Zélande, sont « agréables » et ils « ne sentent pas », puisqu’ils ont un régime végétal, souligne Cybèle Campeau. Il y a quatre ans, elle se rendait acheter des vaches, mais est plutôt revenue avec un élevage de cochons. « Ce n’était pas prévu, mais je riais tellement en regardant les cochons que je me suis dit que ça m’en prenait ! »
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Prochain arrêt populaire ? Les concours de beauté féline, aussi appelés concours de conformation. Des dizaines et des dizaines de chats étaient présents pour prendre part au concours organisé par The International Cat Association (TICA). Il y a quatre grandes catégories dans lesquelles les félins s’affrontent : les chatons de race (âgés de 4 à 8 mois) ; les championnats (des chats non stérilisés de plus de 8 mois) ; les chats stérilisés ; enfin, les chats domestiques de « monsieur et madame Tout-le-Monde », explique Brigitte Pouliot, juge en formation pour TICA. Plusieurs sous-catégories existent, selon la race ou la longueur du poil, par exemple.
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Le juge Erwin Vanden Bunder examine un chat pendant un concours de conformation féline. Tout au long de la journée, des juges internationaux observaient et câlinaient les chats participants un à un, pendant une bonne minute, afin d’établir un classement final des dix meilleurs chats de chaque catégorie. Originaire d’Autriche, le juge Vanden Bunder ne participe qu’à une compétition par année, car il est allergique… aux chats. Par ailleurs, être juge n’est pas sans défi : il faut apprendre par cœur tous les standards de chaque race de chat et rédiger un rapport d’examen de 300 pages, explique Brigitte Pouliot.
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Hagrid, de race caracat, se prélasse dans les bras de Pierre Marion, qui fait l’élevage de trois races à Saint-Hippolyte avec sa conjointe Cynthia Louis. De nombreux éleveurs comme le couple participaient au Salon pour montrer au public leur travail et les races d’animaux qu’ils élèvent. C’est important de bien connaître les races de chat, leurs particularités et leurs comportements avant d’acheter un félin, dit Cynthia Louis. « Ce qui est le fun ici, c’est de voir toutes les races et de voir laquelle va correspondre à ses besoins aussi. »
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Chose certaine, les chiens et les chats – sans oublier les cochons – étaient les véritables vedettes du salon. Mais les reptiles de Magazoo, les seuls de l’exposition, ne sont pas passés inaperçus pour autant. Nombreux étaient les enfants curieux qui s’arrêtaient au kiosque pour observer les serpents, les tortues et autres reptiles et pour se faire photographier avec eux. Ella était l’une des courageuses à vouloir une photo. Après avoir mis le serpent autour de son cou, Ella a eu l’animal sur la tête, gracieuseté de sa mère, que cette idée semblait amuser.
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Les familles étaient venues en grand nombre au Salon : il était difficile de circuler à bien des endroits. Dès qu’un kiosque présentait quelques animaux à câliner, il attirait une masse de curieux et d’amoureux des animaux. Certains participants étaient même venus découvrir le salon avec leur propre animal de compagnie. En parallèle aux deux concours animaliers, des jouets, des coussins ou encore de la nourriture étaient en vente dans les kiosques pour les propriétaires d’animaux désireux de gâter leurs bêtes bien-aimées.
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