Espagne: l'Argentin Milei s'invite encore une fois dans la campagne contre Sanchez

À moins d'un mois des élections législatives en Espagne, le président argentin s'invite dans la campagne. Javier Milei a participé ce mercredi 4 novembre à un sommet ibéro-américain à Madrid. Et le dirigeant d'extrême droite va en profiter pour attaquer une nouvelle fois le Premier ministre socialiste Pedro Sanchez.
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Depuis son arrivée au pouvoir fin 2023, Javier Milei s'est rendu à plusieurs reprises en Espagne, sans jamais rencontrer ni le roi ni Pedro Sánchez. Cette fois encore, aucun entretien bilatéral n'est prévu en marge du sommet, ni avec le chef de l'État ni avec le chef du gouvernement, selon des sources gouvernementales espagnoles.
Le président argentin était encore là il y a deux semaines, bien décidé à parasiter la campagne espagnole. La tribune du sommet ibéro-américain à Madrid lui offre une nouvelle occasion d'étriller Pedro Sanchez. Un « infréquentable dictateur, un voleur, un corrompu », osait le dirigeant argentin lors de sa dernière visite, tout en appelant les Espagnols à « mettre les socialistes dehors à coups de pied », à quelques semaines des élections législatives anticipées du 29 novembre.
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Javier Milei, un atout ?
Cette fois, il va même rencontrer le chef de Vox, le parti d'extrême droite. Pedro Sanchez, menacé de perdre son fauteuil, lui, ne pourra pas compter sur le soutien des dirigeants de la gauche du continent américain. Seront absentes les principales figures de la gauche régionale, le Brésilien Luiz Inácio Lula da Silva, fraîchement réélu, et la Mexicaine Claudia Sheinbaum, qui a récemment clos une crise diplomatique avec Madrid après la reconnaissance par le roi Felipe VI des « nombreux abus » commis durant la conquête espagnole. La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, sera elle aussi absente.
Déjà sous pression après l'accident de train d'Urda qui a fait 69 morts, le dirigeant socialiste vient de lâcher son ministre des Transports. Mais paradoxalement, l'incontrôlable Javier Milei peut aussi être un atout : ses outrances et la mauvaise santé de l'économie argentine pourraient avoir un effet repoussoir pour la droite traditionnelle… et mobiliser l'électorat de gauche.
Le gouvernement espagnol savoure en tout cas un chiffre : le nombre d'Argentins à s'expatrier en Espagne a doublé depuis l'arrivée au pouvoir de Javier Milei.
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