Aéroport de Charleroi : quarante-deux vols supprimés ce mercredi 23 septembre, le ministre propose une médiation

Le bras de fer entre les syndicats et la direction de l'entreprise Skeyes, qui gère en Belgique le contrôle aérien, s'est poursuivi mardi, avec au cœur de celui-ci la question des primes de nuit. Dimanche, la direction a proposé aux syndicats une rémunération structurelle supplémentaire de 10.000 euros brut par an et par contrôleur à partir d'octobre 2028, dans le cadre de la future tour de contrôle numérique, ainsi que des primes liées à des étapes successives jusqu'à ce que la nouvelle infrastructure soit pleinement opérationnelle. Lundi, les syndicats ont annoncé qu'ils rejetaient cette proposition. Depuis le démarrage du mouvement le 16 septembre dernier, près de 300 vols ont déjà été supprimés. Les syndicats menacent de poursuivre leurs actions jusqu'au 10 octobre prochain.
Le ministre Crucke propose une médiation
Face à la persistance du conflit social qui affecte le contrôle aérien à Brussels South Charleroi Airport (BSCA), le ministre fédéral de la Mobilité, Jean-Luc Crucke (Les Engagés), a proposé ce mardi 22 septembre aux parties de recourir à une médiation neutre et indépendante afin de favoriser la reprise du dialogue. Médiation toutefois conditionnée à la suspension du mouvement social en cours.
"Je ne suis pas là pour désigner qui a tort ou qui a raison. Les positions sont connues et le dialogue social doit pouvoir suivre son cours. Mais lorsque le conflit s'enlise et que ses conséquences touchent chaque jour des voyageurs, des travailleurs et toute l'activité économique d'un aéroport, nous devons essayer de recréer les conditions du dialogue", explique Jean-Luc Crucke dans un communiqué.
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