Impartialité dans les médias : leurre ou nécessité démocratique ? Participez à notre journée de débat ce 15 octobre

"La question de la vérité est centrale pour les démocraties. Tandis que pour leur contraire, elle est un leurre", écrit en préambule le journaliste et président du Prix Albert-Londres Hervé Brusini dans sa courte histoire, "L’impartialité : une histoire de relation aux faits".
L’impartialité, comment l’appliquer et comment la définir ? Le 15 octobre, le débat sera lancé dans les nouveaux locaux de la RTBF, à Média Square.
Le débat sera posé de façon plurielle, dans les locaux du service public. Des ateliers participatifs, les réflexions de plusieurs journalistes de terrain, des éditorialistes qui se penchent chaque jour sur ces questions, des étudiants en journalisme de quatre universités belges francophones (IHECS, UCLouvain, ULB, ULiège) et les publics intéressés seront mis à contribution pour apporter leur réflexion, leur raisonnement.
On ne peut s’engouffrer dans un débat comme celui-là avec la certitude d’avoir raison, on s’en approche avec la volonté de coconstruire, de pousser le mot réflexion dans son acceptation de base : "Un retour de la pensée sur elle-même en vue d’approfondir une donnée de la conscience spontanée", selon le linguiste et auteur du dictionnaire culturel de la langue française Alain Rey.
Le choix des angles, la sélection des thèmes, l’édition d’un journal, la patte d’un influenceur, le triage des images, l’ouverture d’un réel ou d’un short impose-t-il, implique-t-il ce concept d’impartialité. Il faudra faire le tri.
Si vous souhaitez participer à cette journée de débat et de réflexion, vous pouvez vous inscrire, en cliquant sur le lien ici. Une centaine de places vous sont réservées.
Parmi les invités qui participeront à la table ronde, Beatrice Delvaux (Le Soir), Dorian de Meeus ( La Libre) Bertrand HENNE (RTBF) et Pauline Simonet (BFM TV France) et un.e journaliste qui informe sur les réseaux sociaux.
Au cœur des discussions, cette notion de vérité, de relations aux faits ou encore, comme l’énonçait Joseph Pulitzer, les trois mots les plus importants en journalisme "accuracy, accuracy, accuracy", l’exactitude des mots et du sens rapporté par le travail du reporter.
Car, oui, c’est aussi affaire de besogne, de méthodes et de moyens mis en œuvre pour que ce travail de recherche des faits, d’enquête sur le réel, d’investigation sur ce que l’on veut cacher soit révélé au public, celui in fine à qui le journaliste s’adresse et à qui il doit lui rendre des comptes.
Pourquoi rendre des comptes aux publics ? Tout simplement parce que ces publics nous rémunèrent de la plus belle des façons : leur capital de confiance. Nous lui devons bien de pousser cette réflexion ensemble et d’en rapporter les diverses conclusions qui seront livrées dans des articles, des podcasts et des séquences sur toutes nos plateformes.
Une conférence coorganisée par la RTBF (Valérie Druitte, Jean-Pierre Jacqmin) et le Prix Albert-Londres (Hervé Brusini, Stéphane Joseph).
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