Attentats de 2019 au Sri Lanka: la justice condamne 15 condamnés à de très lourdes peines de prison

Une quinzaine de personnes ont été reconnues coupables mardi 22 septembre à Colombo d'avoir participé aux terribles attentats-suicides du dimanche de Pâques 2019 au Sri Lanka, qui avaient fait 279 morts et des centaines de blessés. La haute cour du pays a condamné chacun des 15 hommes à une peine de 220 ans de prison.
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Plus de sept ans après la journée de terreur qui s'était abattue sur le Sri Lanka le dimanche 21 avril 2019, 14 personnes ont été reconnues coupables de meurtres, tentatives de meurtres et complicité avec une entreprise terroriste. Une quinzième est déclarée coupable pour une partie des chefs d'accusation seulement.
Alors qu'ils risquaient la peine capitale, généralement commuée en prison à vie depuis 1976, la haute cour du pays a condamné mardi chacun de ces 15 hommes à une peine de 220 ans de prison.
Neuf autres personnes ont été acquittées, dans ce procès long de cinq ans. Vingt-quatre hommes au total avaient tous été arrêtés peu après les attentats, qui avaient visé trois hôtels et trois églises, l'attaque terroriste contre des civils la plus meurtrière de l'histoire du Sri Lanka.
Les condamnés sont accusés d'avoir aidé ou hébergé les huit kamikazes qui avaient fait exploser des bombes dans cette attaque, choquante pour le Sri Lanka ainsi que pour le monde. Quarante-cinq étrangers faisaient également partie des victimes.
La théorie du commanditaire interne
Ce procès n'est pas le seul volet dans cette affaire tentaculaire. À l'époque des faits, la police avait attribué ces attaques-suicides à un mouvement jihadiste ayant prêté allégeance au groupe État islamique (EI), mais un ex-officier des services de renseignement sri-lankais a aussi été arrêté et incarcéré début 2026.
Au fil de l'enquête, l'Église catholique, la presse et plusieurs témoins avaient émis des doutes. Et le général à la retraite Suresh Sallay a finalement été présenté par le ministre de la Sécurité publique Ananda Wijepala, devant le Parlement, comme le véritable « cerveau ». Il est suspecté d'avoir pu se prêter à cette manœuvre pour semer le chaos et renforcer la candidature à l'élection présidentielle de l'ancien chef d'État Gotabaya Rajapaksa.
Sans être mis en cause formellement, l'ancien président a lui-même l'obligation de rester sur le territoire sri-lankais. Il a vigoureusement nié son implication.
À noter que dans un autre procès, en juillet, l'ancien chef de la police et l'ex-secrétaire général du ministère de la Défense en 2019 ont été condamnés à mort pour avoir failli à empêcher les attentats. En 2023, la Cour suprême avait déjà reconnu l'ancien président Maithripala Sirisena coupable de négligence, le condamnant à verser 100 millions de roupies aux familles des victimes.
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