Bollywood HungamaTiger Shroff Shooting Incident: Eknath Shinde visits actor’s residence after gunfire in Juhu; Police launch manhuntInquirerChampi nears PAR but will not affect PH directly on MondayESPNNBA intel: KAT's next deal, expansion's next steps -- and why rival teams are watching OrlandoPunchW’Bank: FG pays N658.9bn to 10.46m poor householdsESPN DeportesRayados sufre ante Pachuca y regresa a zona de Liguilla한겨레츠베덴의 서울시향 4년 “악기 간 이해도 높아져”…내년 시즌은 베토벤ХабрИнцидент за рубли. Как мы научились считать настоящую цену сбоевZDF heuteEntdecken Sie das ZDF-NachrichtenstudioSCMP ChinaHow a US$110 million fishing harbour in Tanzania serves China’s food and security goalsThe Japan Times[Update 2] Report on Unauthorized Access to Group Managed Server and Potential Data LeakDigital Spy5 Emmerdale spoilers for tonight as Tom King's new manipulation beginsהידעןפליטות המתאן מתעשיית הנפט והגז בארה״ב כמעט לא השתנו — למרות ירידה בפליטות ליחידת תפוקה
The Daily Newsstand · Free, Always
Monday, October 19, 2026

«Souffrir au féminin»: la médecine peine encore à accorder le féminin

Translate

Des problèmes gynécologiques sous-diagnostiqués. Des réalités encore négligées. Dans un nouvel essai, Florence Meney explore les angles morts qui persistent quand vient le temps pour la médecine de soigner les femmes. Souffrir au féminin rassemble une quinzaine d’entrevues avec des spécialistes, mais aussi des témoignages de femmes ayant vécu des expériences difficiles, de l’errance médicale aux complications post-partum.

Un constat en ressort. « Au Québec, on est quand même très bien soignés, mais l’accès aux soins est difficile. Et selon qui tu es, tu y as plus ou moins accès », souligne l’autrice en entrevue.

Dans Souffrir au féminin, Mme Meney donne entre autres la parole à la gynécologue Élise Dubuc, qui aborde les réalités de migrantes encore trop souvent perçues comme « marginales ou étrangères à la société québécoise ». Elles concernent toutefois un « nombre de femmes non négligeable […] pleinement intégrées à notre monde : éducatrices, infirmières, préposées, travailleuses sociales », écrit-elle.

La Dre Dubuc note, entre autres, que les professionnels de la santé québécois sont souvent mal outillés pour traiter les femmes ayant subi des mutilations génitales : les formations à ce sujet existent, mais sont sous-utilisées par les soignants. Une situation que la gynécologue juge inacceptable. Car, au Canada, « environ 100 000 femmes vivent avec une excision — un chiffre probablement bien en deçà de la réalité », affirme la médecin dans Souffrir au féminin.

En matière de santé gynécologique, la Dre Dubuc estime aussi qu’il reste du chemin à faire pour améliorer le diagnostic de l’endométriose, une maladie caractérisée par la croissance de tissus semblables à ceux de l’utérus à l’extérieur de cet organe. Un test salivaire permettant de diagnostiquer plus rapidement la maladie est déjà offert dans certains pays européens, souligne la gynécologue dans l’essai. Mais, ici, il n’est pas encore autorisé par Santé Canada, précise au Devoir l’entreprise Ziwig, qui l’a développé.

Délaissées à certaines étapes de la vie

Les Québécoises sont généralement très bien prises en charge durant leur grossesse, note Florence Meney en entrevue. « C’est un âge de la vie où tu vas être bien entourée, avec une équipe multidisciplinaire. Mais avant et après, surtout au troisième âge, les femmes âgées, c’est un peu invisibilisé. Une fois la ménopause réglée, c’est “débrouille-toi”. »

On parle encore trop peu de la santé pelvienne, poursuit-elle. Bon nombre de femmes croient ainsi qu’il est normal d’avoir des fuites urinaires en vieillissant alors qu’il existe des moyens de les prévenir ou de les traiter, indique Mme Meney.

Dans Souffrir au féminin, Chantal Dumoulin, professeure à l’École de réadaptation de l’Université de Montréal, remet d’ailleurs en question les publicités de protections absorbantes où l’on voit des femmes souriantes en train de danser. « Cela invisibilise la souffrance des femmes et entretient l’idée qu’il faut simplement “vivre avec” [ces problèmes] », soutient d’ailleurs Mme Dumoulin dans l’ouvrage.

Reprendre une « part de pouvoir »

Au Québec, les patientes peinent aussi souvent à s’orienter dans le réseau de la santé, déplore Florence Meney. « Elles ne savent pas par quelle porte y entrer. »

Faire entendre ses préoccupations auprès de professionnels de la santé peut d’ailleurs être ardu, dit-elle. « Il faut vraiment être très solide pour dire au médecin : “Bien non, je ne suis pas sûre [de ce que vous dites].” » Pourtant, les femmes possèdent une connaissance intime de leur corps qui mérite d’être prise en compte, écrit-elle.

Dans Souffrir au féminin, l’essayiste et romancière Martine Delvaux encourage d’ailleurs les femmes à s’informer sur leur propre santé, sans pour autant « faire reposer sur elles seules le poids du système ». « Être informée peut déstabiliser certains professionnels, mais cela permet aussi de reprendre une part de pouvoir », écrit Mme Meney.

View the original on Le Devoir →

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.