Attentat à Trappes: Emmanuel Macron tente d'unir plutôt que de diviser, la gauche fustige le racisme décomplexé

C’est un attentat terroriste raciste qui s’est produit à Trappes, en région parisienne, ce vendredi 23 octobre, faisant un mort et cinq blessés. L’auteur présumé, âgé d’une trentaine d’années, a tiré en rafale à divers endroits avec une arme semi-automatique pour atteindre des personnes issues de l’immigration. Face à la gravité des faits, le président Macron s’est rendu sur place dans la soirée.
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Le visage du président était marqué et ses mots empreints de gravité. « Ce qui s'est passé aujourd'hui est un tournant dans la vie de notre République et de notre nation. C'est la première fois qu'il y a un acte terroriste planifié pour tuer nos compatriotes, à raison de leur couleur de peau ou de la religion qu'on leur donne », a déclaré le chef d'État.
L’acte est raciste et Emmanuel Macron n’a pas de doute après avoir échangé avec le procureur. « Tout cela s'appuie sur une préméditation de sa part. Des propos qu'il a tenus. Il a épargné des gens en raison de leur peau et il a assumé son acte », a ajouté le président. Le chef de l’État déplore les conséquences d’un climat. « Le discours ambiant qui parfois s'installe crée une atmosphère. qu'un racisme se soit installé dans le discours public ambiant, c'est un fait. »
Sans nommer de force politique, il égraine divers facteurs. « Il y a une tension qui s'installe dans la société. Le terrorisme qu'on a vécu certainement l'a accéléré. Les conflits internationaux et l'importation de la géopolitique dans le débat. » Dans une période de grande tension, Emmanuel Macron tente d’unir plus que de diviser. « Ne baissez pas la tête, vous êtes Françaises et Français parce que la République tiendra et il n'y a pas un camp contre l'autre dans cette République. »
Un président ayant du mal à cacher son inquiétude au moment où son mandat s’achère dans une ambiance de plus en plus lourde.
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« Le racisme tue »
Le maire de Trappes, Ali Rabeh, convaincu des motivations racistes et islamophobes du tueur, s'en est rapidement pris, sans le citer, à Eric Zemmour. « Les discours qui consistent – qu'on soit ministre, candidat à la présidentielle, député –, à expliquer que tous les maux de cette société sont la responsabilité des arabo-musulmans, tous ces discours font des morts aujourd'hui », a-t-il déclaré.
Tonalité plus prudente chez le candidat social-démocrate à la présidentielle Raphaël Glucksmann ; tout comme l'insoumis Jean-Luc Mélenchon pour qui « le racisme tue ». Des élus LFI, comme le maire de Saint-Denis Bally Bagayoko, accusent cependant directement l'extrême droite d'avoir fabriqué un climat propice aux attaques racistes. Un lien également établi par l'écologiste Marine Tondelier, mais aussi par Olivier Faure. Le chef des socialistes fustige des théories répandues à l'extrême droite comme celle dite du « Grand Remplacement » et rappelle sa présence ce samedi à Orléans où se tient le congrès du RN, mais aussi une contre-manifestation de la gauche.
Marine Le Pen et Jordan Bardella ont dénoncé l'attentat de Trappes sans que toutefois l'un et l'autre l'aient qualifié à ce stade de raciste.
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