Trump veut placer davantage la recherche biomédicale sous son contrôle

Donald Trump cherche à resserrer son emprise sur la recherche biomédicale, la Maison Blanche plaidant pour la création d'une commission capable de rejeter les projets qu'elle juge non-conformes aux idées du républicain, ont rapporté dans le week-end plusieurs médias américains.
Depuis son retour au pouvoir, le milliardaire a mené des coupes drastiques dans les financements fédéraux à la recherche, notamment biomédicale.
Selon des sources anonymes citées par plusieurs médias dont Politico, le New York Times et le Washington Post, des responsables de la Maison Blanche ont évoqué l'idée de créer une commission externe capable d'opposer son veto aux subventions accordées par l'organisme américain chargé de la recherche médicale, le NIH.
Le directeur du budget de la Maison Blanche, Russ Vought, idéologue de droite, aurait justifié cette mesure en accusant l'agence de financer des projets opposés aux valeurs de Donald Trump, rapporte le Washington Post.
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Des financements au cœur des tensions
"Ajouter davantage de bureaucrates ralentirait considérablement les progrès médicaux, jusqu'à les paralyser", a alerté dimanche Russ Paulsen, président de l'alliance américaine Research America, en réaction à ces informations de presse.
Une telle mesure permettrait à la Maison Blanche de resserrer encore davantage son emprise sur la recherche scientifique, alors même que de nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer ses attaques contre les libertés académiques et de recherche.
Des chercheurs américains ont annoncé mi-septembre poursuivre en justice le NIH qu'ils accusent d'avoir bloqué l'octroi de subventions à des fins de censure de recherches ayant trait à la diversité, l'identité de genre ou encore le changement climatique.
"Notre étude sur la maladie d'Alzheimer visait à mieux comprendre comment identifier et réduire le risque de démence dans des communautés particulièrement exposées à cette maladie et historiquement sous-étudiées", rapportait Ann Cohen, professeure associée de psychiatrie à l'université de Pittsburgh, dont les financements ont été coupés, à cette occasion.
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