Un robot pour remplacer un lion, à Charleroi le cirque Bouglione présente son nouvel investissement

Le rideau s’ouvre et un petit lion avance à quatre pattes, mais rien à voir avec l’animal sauvage : il s’agit de Lenny, un robot équipé d’une fausse crinière et d’un téléphone à la place des yeux lui donnant le regarde sympathique. Le temps d’un numéro, la mécanique fait le show. Sauter dans un cerceau, danser, faire le beau… Lenny enchaîne les figures, toujours guidé par Owen, son dresseur resté en coulisses, télécommande en main. Dans le public, la surprise est au rendez-vous. "C’est magnifique, comme ça évolue bien en fin de compte", confie une spectatrice. Pour les artistes eux-mêmes, la réaction du public a été une agréable surprise. "On avait un petit peu peur au début. On s’était dit comment est-ce que le public va réagir à la sortie de Lenny ? Et en fait on se rend compte que le public ne s’y attend pas du tout", explique l’un des membres de la troupe. "Pour moi la magie n’est pas vraiment différente, elle est juste d’une autre façon", nous confie Owen, acteur de cirque et dresseur de Lenny.
Depuis 2014, les animaux exotiques sont interdits dans les cirques. Douze ans plus tard, les Bouglione, l’une des familles les plus emblématiques du cirque, ont dû se réinventer. Nicolas Bouglione, n’a pas caché une certaine nostalgie face à cette transformation de son art. "C’est l’évolution du cirque, il faut tourner la page, il faut être à l’écoute de toutes les générations", reconnaît-il. L’idée de Lenny aurait germé dans l’esprit de sa fille alors qu’ils étaient en vacances aux États-Unis. "Au début je n’y croyais pas, moi j’ai connu les vrais lions, j’avais aux alentours de 7-8 ans. Je ne dirais pas que ça me manque, mais j’aime bien aussi travailler maintenant avec la nouvelle technologie", confie-t-il. "Il fallait se réinventer. Malgré tout, on arrive à avoir ce juste équilibre entre la nouvelle technologie, mais aussi les prouesses humaines", poursuit Owen.
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