Affaire Friedman : les États-Unis invoquent officiellement l'immunité de leur ambassadeur Bill White

L'ambassade américaine renvoie à l'article 31 de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques. Pour les États-Unis, l'ambassadeur bénéficie, à ce titre, d'une immunité totale à l'égard de la juridiction pénale belge. Washington fait également savoir qu'il ne renonce pas à cette immunité.
Moshe Friedman a récemment cité Bill White à comparaître à titre personnel pour menaces, extorsion, calomnie et harcèlement, entre autres. Le conflit entre les deux hommes a éclaté en toile de fond de l'enquête judiciaire sur les circoncisions rituelles à Anvers, dans laquelle le rabbin s'est constitué partie civile. L'ambassadeur a critiqué cette enquête à plusieurs reprises et a également tenu divers propos virulents à l'égard de l'activiste.
Moshe Friedman a par ailleurs assigné l'État belge en référé afin de faire déclarer Bill White "persona non grata". L'État belge a cependant demandé au tribunal de rejeter cette demande car, à ses yeux, le juge n'est pas compétent pour obliger le gouvernement à prendre une telle décision diplomatique et un citoyen individuel n'a pas le droit d'exiger une telle déclaration de persona non grata.
Le requérant a ensuite adapté sa demande et a également cité Bill White en intervention forcée dans cette seconde procédure, par laquelle il veut l'obliger à comparaître.
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