Les CPAS wallons "surpris" par la circulaire Van Bossuyt et son absence de concertation

"Cette circulaire est une surprise pour nous", réagit le président de la fédération des CPAS de l’Union des villes et communes de Wallonie, Alain Vaessen. "Nous regrettons de ne pas avoir été concertés. D’autant que c’est une circulaire qui a beaucoup d’impact sur la première ligne sociale", ajoute-t-il tout en pointant un clair "durcissement de ton" de la part de la ministre.
La fédération s’étonne d’autant plus de cette initiative de la ministre que le gouvernement travaille actuellement à réformer la loi sur le plan individualisé d’intégration sociale (PIIS), avec notamment plusieurs points relatifs au travail des allocataires. "On a donc ici une circulaire qui vient en quelque sorte précéder une loi dont la révision n’est pas encore aboutie…", s’étonne Vaessen.
Suite à cette annonce de la ministre, la fédération des CPAS a décidé de réaliser une première étude d’impact qui sera abordée en comité directeur le 4 novembre prochain, a-t-il ajouté. Dans cette circulaire, le ministre Van Bossuyt trace une série de conditions strictes à appliquer par les CPAS pour l’attribution du revenu d’insertion aux demandeurs, notamment dans la vérification de leur disposition à travailler.
La fédération flamande des CPAS a également réagi négativement à la circulaire, estimant que celle-ci n’apportait "aucune plus-value". Les CPAS flamands réfutent aussi tout laxisme, comme l’évoquait la ministre de sa communication vendredi matin.
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