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Saturday, October 24, 2026

Comment le pic historique du prix du pétrole pourrait pousser des États africains à la faillite

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Le baril de pétrole a atteint son prix le plus fort, à 115 dollars le baril. Mais alors que le prix pourrait encore augmenter en Europe et aux Amériques, il n’augmente pas en Afrique. Car de nombreux pays subventionnent le prix de l’essence pour limiter les variations du cours du pétrole. Mais ces subventions pourraient coûter très cher aux États

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Les attaques des Houthis sur les installations pétrolières saoudiennes et les tensions avec l'Iran dans le détroit d'Ormuz freinent considérablement le trafic mondial de brut. Et les cours pourraient donc augmenter dans les prochains jours.

Les subventions des États africains pourraient menacer les finances des États vers la faillite. À Abidjan, le litre de diesel est à 1,10 euro à la pompe, contre 2,15 euros en moyenne en Europe.

« La majorité des pays d'Afrique de l'Ouest, notamment francophones, ont un prix à la pompe qui est fixe, donc de facto subventionné, explique Charles Thiémélé, directeur du développement en Afrique d'OAT Trading. Cette facture, si elle n'est pas contrôlée, peut atteindre rapidement plusieurs centaines de millions et frôler le milliard de dollars dans les cas extrêmes. Donc, on est quand même sur des montants qui sont très importants, notamment quand on les met en rapport des budgets des États concernés. »

Conséquence, la dette publique de ces pays augmente d'autant plus rapidement que le baril est haut. Pour Charles Thiémélé, l'augmentation du prix du pétrole va imposer une réforme des subventions : « Les États n'ont pas vocation à subventionner ad vitam aeternam l'énergie. Si elle est chère, elle devra être payée à son juste niveau. Donc je pense que la libéralisation, elle va se faire progressivement. Chaque pays décidera quand il faut le faire. Sinon on va se retrouver dans d'autres crises où les États vont être en position de faillite. »

Même si le consommateur ne le ressent pas à la pompe. Un baril à 115 dollars a bien des répercussions concrètes et néfastes sur certains États africains.

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