Référendum en Alberta | « C’est une bonne journée pour le Canada », dit Mark Carney

(Ottawa) Le premier ministre Mark Carney est « ravi des résultats » du référendum en Alberta. Les trois quarts des Albertains ont voté lundi pour rester au sein de la fédération canadienne avec un taux de participation qui dépasse 80 %. Il ouvre toutefois la porte à accorder davantage de pouvoirs en immigration à la province, mais a fermé celle des changements constitutionnels.
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« C’est une bonne journée pour le Canada », a-t-il réagi à son arrivée sur la colline du Parlement. « Les Albertaines et les Albertains ont choisi l’unité, de bâtir ensemble, de prendre soin les uns les autres. Il y a une détermination renouvelée et une ambition, une grande ambition pour notre pays. »
Lui et la première ministre albertaine Danielle Smith ont eu une longue conversation après le dévoilement des résultats préliminaires du vote. Ils ont d’abord discuté de la tragédie de Wainwright, qui a coûté la vie à quatre militaires et fait 39 blessés graves samedi, et de l’aide que leurs gouvernements respectifs apporteront aux victimes. Puis, sur les relations que le gouvernement Carney entend développer avec les provinces « dans un esprit du fédéralisme coopératif ».
A-t-il un message pour le quart des Albertains qui auraient préféré l’option indépendantiste, soit celle de tenir un deuxième référendum contraignant, cette fois, sur la séparation de la province ?
Le résultat est absolument clair, a-t-il répondu. C’est une grande majorité pour le Canada et c’est le moment de travailler ensemble.
Il s’est dit ouvert à travailler de concert avec l’Alberta et les autres provinces sur la question de l’immigration. Sur les dix questions soumises aux électeurs lors de ce référendum d’initiative populaire, cinq portaient sur des façons de restreindre l’arrivée de nouveaux arrivants dans la province.
Le gouvernement albertain souhaite obtenir davantage de pouvoirs, à l’instar du Québec, afin d’abaisser les seuils d’immigration, de prioriser l’immigration économique et de donner la priorité aux Albertains aux nouveaux emplois. Il s’est dit ouvert à trouver des solutions pragmatiques et a reconnu que le travail du gouvernement fédéral pour diminuer le nombre de demandeurs d’asile, de travailleurs étrangers temporaires et d’étudiants étrangers n’était pas terminé.
Il a écarté la tenue de négociations constitutionnelles. « Le changement constitutionnel est difficile et long », a-t-il rappelé. Il estime que le gouvernement fédéral peut trouver un terrain d’entente avec l’Alberta sans emprunter cette voie. Quatre des questions du référendum portaient sur des modifications constitutionnelles sur la nomination des juges, l’abolition « du Sénat non-élu », le pouvoir fédéral de dépenser et le fait de donner préséance aux lois provinciales dans les champs de compétence partagés avec Ottawa.
Le résultat préliminaire sur les questions constitutionnelles et d’immigration était beaucoup moins équivoque au lendemain du référendum, oscillant entre 50 % et 65 %.
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