Des contrats, pas des subventions !
Charles Milliard a déclaré avoir eu l’un de ses échanges préférés de la campagne, mardi matin, chez la firme numérique Iluxi, à Montréal. Spécialisée dans les plateformes d’apprentissage en ligne, l’équipe d’Illuxi en avait gros sur le cœur contre le gouvernement du Québec. Elle soutient qu’en informatique, l’État donne de nombreux contrats sans appels d’offres à des firmes étrangères, sans que des boîtes comme la sienne puissent même soumissionner.
« L’achat local, ça ne se fait pas juste dans notre panier d’épicerie, ça se fait aussi en technologie », a lancé le chef des revenus de l’entreprise, William Grenier-Chalifoux.
Pour convaincre M. Milliard et son équipe, le p.-d.g. d’Illuxi, Philippe Richard Bertrand, avait convié à la rencontre une vingtaine de joueurs du secteur.
« Vous voulez des subventions ou des contrats ? » leur a-t-il demandé à la cantonade. « Des contrats ! » ont-ils répondu en chœur.
Le groupe réclame en premier lieu qu’au moins 5 % des 10 milliards de dollars accordés par Québec chaque année en contrats informatiques soient donnés à des entreprises d’ici.
« C’est la moindre des choses », a déclaré Charles Milliard après la rencontre. « Ce n’est pas normal qu’il y a des gens ici qui aient perdu des contrats parce qu’on ne les a même pas invités à participer à des appels d’offres. Ces gens-là font travailler des gens, des Québécois qui paient des taxes au Québec, achètent des produits, des services dans les commerces environnants de leur milieu de travail. »
Les 5 % demandés sont « une goutte » dans l’océan des contrats donnés par Québec, a-t-il aussi mentionné, après avoir pris l’engagement d’imposer cette norme. Le Parti libéral du Québec a aussi promis de réformer la règle du plus bas soumissionnaire dans le système d’appels d’offres.
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