États-Unis: une IA conversationnelle a cessé de démentir certains propos de Donald Trump

Lancé par le gouvernement des États-Unis mardi 29 septembre, un agent conversationnel a arrêté de fournir des réponses à certaines questions après avoir été utilisé pour invalider plusieurs des affirmations controversées du président américain Donald Trump. Aucun élément ne permet d'affirmer qu'il ait été volontairement bridé.
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Rétropédalage éclair. Mardi 29 septembre, le président des États-Unis Donald Trump a dévoilé un robot conversationnel, alimenté par l’intelligence artificielle (IA) sur la plateforme America.gov. Si l'actuel locataire de la Maison Blanche l’a d’abord qualifiée de « formidable », cette IA a vite changé de ton.
Cet agent conversationnel a, avant tout, été conçu pour simplifier l'accès aux informations gouvernementales et aux services fédéraux. Or, il a rapidement été mis à l’épreuve par différents utilisateurs pour tester sa loyauté envers le chef d’État américain. Ce faisant, le chatbot a attiré l'attention en contredisant certaines des affirmations politiques controversées de Donald Trump.
Dès le lendemain, il a cessé de répondre à certaines questions politiques.
Invalide les affirmations de Trump
Interrogée mardi pour savoir s’il y avait eu une fraude électorale généralisée lors de l'élection de 2020, que Donald Trump assure avoir remportée, l’IA a démenti cette thèse. « Les évaluations officielles fédérales menées après l'élection présidentielle de 2020 n'ont pas mis en évidence de fraude d'une ampleur susceptible d'avoir modifié le résultat. » Des propos que certains membres du gouvernement des États-Unis, nommés par Donald Trump, se sont parfois refusés à tenir depuis le retour du milliardaire new-yorkais aux affaires.
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« Les premières analyses ont montré qu'America.gov fournissait généralement des réponses fondées sur des preuves et étayées par des documents gouvernementaux, même lorsque ces documents contredisaient les affirmations de Trump et de son gouvernement », constate le Digital Democracy Institute of the Americas.
La réponse du chatbot concernant l'élection de 2020 a rapidement été reprise par des élus démocrates. « Enfin, une réponse claire dans le gouvernement de Trump », a écrit le sénateur Adam Schiff mardi sur X.
« America.gov continuera d'être mis à jour »
Mais le ton de l'outil a changé le lendemain. « Je ne fournis ni commentaires politiques ni analyses des élections passées », a-t-il répondu sur le même sujet, ce mercredi. Cette réponse reste de mise depuis pour la majorité des questions relatives à la politique du 47e président des États-Unis. Le robot a cependant continué de réfuter d'autres affirmations contestées de Donald Trump, notamment concernant l'inflation.
Questionné sur l'affirmation trumpienne, largement démentie, selon laquelle les États-Unis auraient connu la « pire inflation » de leur histoire sous la présidence de Biden, le chatbot a également réfuté ces allégations. « Non. Les données officielles de l'indice des prix à la consommation (IPC-U) du Bureau des statistiques du travail (BLS) ne font pas état d'une inflation américaine record entre 2021 et 2025. »
Il est, à ce stade, difficile de savoir si le gouvernement a modifié les paramètres du chatbot. « America.gov continuera d'être mis à jour afin de fournir aux Américains les informations et les ressources fédérales les plus précises et les plus fiables », a déclaré la Maison Blanche dans un communiqué adressé à l'AFP.
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