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Thursday, October 8, 2026

La gouverneure générale doute que PSPP puisse abolir la monarchie au Québec

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La gouverneure générale (GG) du Canada, Louise Arbour, se montre sceptique face à la volonté de Paul St-Pierre Plamondon d'abolir le poste de lieutenant-gouverneur du Québec et de définancer celui-ci.

Vous savez, les gens disent beaucoup de choses pendant des campagnes électorales [et] il y a certains projets qui sont plus faciles que d'autres à mettre en œuvre, a rappelé Mme Arbour, jeudi, alors qu'elle visitait le Musée de Saint-Boniface, au Manitoba, pour souligner les 175 ans de l'institution.

On va voir comment les choses vont se dérouler, a-t-elle poursuivi. On est encadré, au Canada, par un régime constitutionnel qui nous a très bien servi, à mon avis, jusqu'à maintenant, et qui impose certaines contraintes de fonctionnement des autorités publiques. Donc on va voir comment tout ça va se dérouler.

La GG s'est également montrée perplexe quant au fait que Paul St-Pierre Plamondon, à l'instar de plusieurs autres députés élus lundi, toutes formations politiques confondues, ne prévoit pas prêter serment au roi Charles III, tel que le permet la loi québécoise depuis la fin de 2022.

Est-ce qu'il peut fonctionner de cette façon-là?, a-t-elle demandé. On est encadré par un environnement constitutionnel, une constitution écrite, une convention constitutionnelle, des lois, a rappelé Mme Arbour, ajoutant que M. St-Pierre Plamondon, en tant que juriste, était bien au fait de cette réalité.

PSPP sur scène.

Paul St-Pierre Plamondon a été élu à la tête d'un gouvernement minoritaire, lundi soir.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Élu lundi à la tête d'un gouvernement minoritaire, le chef du Parti québécois (PQ) s'est engagé pendant la campagne à abolir « ce qu’il y a de monarchie au Québec », y compris le poste de lieutenant-gouverneur, qu'il aimerait voir supprimé ou remplacé par une autre institution qui, elle, ne relèverait pas de la couronne britannique.

D'ailleurs, la titulaire actuelle de ce poste, Manon Jeannotte, ne sera pas la bienvenue à la cérémonie d'ouverture de la 44e législature de l'Assemblée nationale, a fait savoir, fin septembre, M. St-Pierre Plamondon.

Ce dernier avait alors promis de définancer le cabinet de Mme Jeannotte et de verser ces sommes – 1,3 million de dollars pour 2026-2027 – à la lutte contre l'itinérance.

Dans son premier discours en tant que premier ministre désigné, mardi, le chef du PQ a fait savoir qu'il avait demandé un avis juridique aux avocats du gouvernement pour savoir si ces engagements étaient bel et bien applicables.

Une demande d'injonction à surveiller vendredi

Le professeur de droit Lawrence David, parallèlement à ce débat, conteste en cour la validité de la loi adoptée fin 2022 qui a permis, l'année suivante, à Paul St-Pierre Plamondon et à deux autres députés péquistes, Pascal Bérubé et Joël Arseneau, d'entrer à l'Assemblée nationale en ne prêtant allégeance qu'au peuple du Québec.

Le texte qu'avait rédigé le ministre responsable des Institutions démocratiques d'alors, Jean-François Roberge, est inconstitutionnel, selon lui.

La cause est actuellement entendue devant la Cour supérieure du Québec. Or, le professeur David a déposé mardi une demande d'injonction afin de rétablir l'obligation pour les députés de prêter serment au roi d'ici l'assermentation des 127 députés élus lundi, qui devrait avoir lieu au cours des prochaines semaines.

Cette requête sera débattue vendredi matin au palais de justice de Montréal.

Depuis 2023, les députés péquistes Pascal Paradis, Catherine Gentilcore, Alex Boissonneault et Marie-Karlynn Laflamme ont aussi été assermentés sans prêter allégeance au roi, tout comme Guillaume-Cliche-Rivard, de Québec solidaire.

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