PunchOgun CP honours 39 officers, says policing stressfulESPNWhite Sox top Astros in Game 1; first playoff win in 5 yearsESPN DeportesCaitlin Clark y Kelsey Mitchell llevan al Fever a empatar la serie con AcesThe Jerusalem PostCeuta mass migrant crossing handling 'responsibility of all EU,' Spanish king saysCNN TürkAYM'nin süresiz nafakayı iptal eden kararı Resmi GazetedeInquirerOccidental Mindoro earmarks P25.7M for flood response한겨레푸바오 동생 ‘쌍둥이 판다’ 루이·후이, 12월에 한국 떠난다ColliderIt's Officially the End of an Era for One of the '90s' Best Sci-Fi ShowsUOLDecisão que barrou postagens sobre Nossa Senhora será julgada pelo TSESportstarShooting LIVE updates from Asian Games 2026, September 30: Gold medal winner Neeru returns to action in trap mixed team; Anish sole India competitor in 25m rapid fire pistolThe Sydney Morning HeraldInflation jumps to four-month high a day after RBA rate riseDaily MailNoel and Liam Gallagher launch legal action against Oasis former sound engineer as he puts intimate recordings up for auction at £1.6million
The Daily Newsstand · Free, Always
Wednesday, September 30, 2026

Moins d’argent pour les CPE qui accueillent le plus d’enfants à besoins particuliers

Translate

Le gouvernement du Québec a modifié la façon de financer les services de garde en ce qui a trait à l'intégration des enfants handicapés et ayant des besoins particuliers.

Si certains centres de la petite enfance (CPE) en ressortent gagnants, d'autres perdent au change.

Les milieux qui accueillent le plus d'enfants avec des besoins de soutien particulier se retrouvent à avoir une baisse de financement.

Certains d'entre eux ont déjà supprimé des postes pour éviter de se retrouver en déficit. La situation, qui peut sembler paradoxale, découle de la décision du ministère de la Famille d'abolir l'allocation pour l'intégration en service de garde.

Cette subvention permettait aux CPE et aux garderies privées subventionnées de recevoir du financement additionnel en fonction du nombre d'enfants ayant des besoins particuliers les fréquentant.

Mais pour l'obtenir, ces derniers devaient avoir reçu un diagnostic ou fait l'objet d'une évaluation, ce qui était parfois compliqué.

Dorénavant, les services de garde recevront un montant calculé selon leur nombre total de places, peu importe combien d'enfants nécessitent réellement un accompagnement supplémentaire.

L'objectif derrière, c'était entre autres de pouvoir capter et d'accompagner les tout-petits qui n'avaient pas encore de diagnostic, explique la directrice générale de l'Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE), Geneviève Blanchard.

Geneviève Blanchard.

Geneviève Blanchard, directrice générale de l'Association québécoise des CPE

Photo : Radio-Canada / Olivier Bachand

Si la nouvelle façon de faire élimine la paperasse et les démarches parfois longues pour obtenir du financement, ce qui était réclamé depuis longtemps dans le réseau, elle désavantage les CPE qui ont fait de l'accueil des enfants à besoins particuliers leur mission.

Annoncée en juillet aux directions des services de garde de la province, la réforme s'applique rétroactivement à l'année financière qui a commencé en avril et se déploiera graduellement jusqu'en 2029-2030. C'est à ce moment que son plein impact se fera sentir.

En 2024-2025, près de 18 700 enfants à besoins particuliers ont bénéficié de subventions dans les CPE et les garderies privées subventionnées de la province, pour un montant total de 289 millions de dollars.

Parmi eux, quelque 1900 enfants ont aussi reçu la mesure exceptionnelle de soutien, dont les règles d'octroi sont modifiées.

À l'avenir, cette subvention sera uniquement offerte aux enfants qui bénéficient déjà du Supplément pour enfant handicapé, ce qui est seulement le cas de 60 % d'entre eux actuellement.

Des postes supprimés dans certains CPE

Le CPE Rayons de soleil, qui compte trois installations dans la région de Granby, a dû abolir un poste d'éducatrice de soutien, dont la tâche consistait à aller de groupe en groupe à différents moments de la journée pour épauler les enfants qui nécessitent plus d'encadrement.

L'installation où on a coupé une éducatrice de soutien, c'est la directrice adjointe à la pédagogie qui va offrir tout le soutien, parce qu'elle aussi en faisait. Probablement qu'elle n'y arrivera pas, déplore la directrice générale de l'établissement, Josée Charette.

Chaque année, le CPE de 160 places accueille environ 25 enfants ayant des besoins particuliers. Il peut notamment s'agir de jeunes en situation de handicap, ayant un trouble du spectre de l'autisme ou encore des problèmes langagiers ou de comportement.

Si on compare avec l'année dernière, on perd 23 000 $, puis si on compare avec le passé, ça se rapproche plus des 90 000 $.

Avec ce financement en moins, Josée Charette doute que son établissement pourra continuer d'accueillir autant d'enfants qui nécessitent un encadrement supplémentaire.

Je suis inquiète pour l'avenir des enfants qui ont des besoins particuliers. Je pense qu'il faut que le ministère revoie sa réforme, pour qu'on puisse continuer à les accueillir, continuer d'en faire une mission, dit Mme Charette.

Josée Charette.

Josée Charette, directrice générale du CPE Rayons de soleil

Photo : Radio-Canada

Dans un CPE montréalais situé en milieu défavorisé, les changements se sont traduits par l'abolition d'un des deux postes d'éducatrices spécialisées et la fin d'un contrat avec une orthophoniste.

On ignore avec précision combien de CPE ont vu leur financement baisser en raison des changements.

Quand il y aura, selon nos calculs qui sont très sommaires, plus de 10 enfants présentant des besoins sur un groupe de 80, plusieurs des CPE pourraient se retrouver en déficit financier, estime pour sa part la vice-présidente responsable des secteurs parapublics et privés de la Fédération de la santé et des services sociaux, affiliée à la CSN, Lucie Longchamp.

Le ministère de la Famille invité à corriger le tir

La réforme, annoncée au beau milieu de l'été, a pris de court de nombreux services de garde, d'autant plus qu'elle s'applique de façon rétroactive. C'est un changement majeur dans le réseau, on aurait aimé avoir une année pour s'y préparer, dit Geneviève Blanchard.

On a eu l'annonce de changements de règles budgétaires au mois de juillet pendant nos vacances, ce qu'on trouve quand même particulier et inacceptable, déplore pour sa part la directrice générale du CPE Abracadabra, Nancy Ashton.

L'établissement, qui compte 50 enfants ayant des besoins particuliers sur 300, voit son financement diminuer de 60 000 $ dès cette année. Quand les changements auront leur plein effet dans trois ans, le manque à gagner pourrait atteindre 300 000 $.

Peut-être qu'on va être obligés de dire aux familles : "On n'a pas la capacité d'accueillir votre enfant".

Pour l'instant, le CPE peut s'en tirer sans réduire son personnel. Une éducatrice spécialisée est en renfort dans chacune des quatre installations et il y a aussi des accompagnatrices. Mais Nancy Ashton craint que ce modèle ne soit en péril.

Est-ce que nos services vont être à la hauteur de ce qui se fait actuellement avec un financement de moins? J'en doute, je pense que c'est les familles qui vont perdre.

Tout comme l'AQCPE et sa collègue Josée Charette, elle demande au ministère de la Famille de corriger le tir. Présentement, mon objectif, c'est de faire en sorte que ça bouge et que le ministère comprenne les impacts, affirme Mme Ashton.

Nancy Ashton.

Nancy Ashton, directrice générale du CPE Abracadabra

Photo : Radio-Canada / Olivier Bachand

Lors de la présentation effectuée pour annoncer les changements aux directions des services de garde, le responsable du financement du réseau au ministère de la Famille, Olivier Brisson, s'est montré ouvert à apporter des correctifs si nécessaire.

C'est une transition qui va se faire graduellement dans le temps et on veut prendre en compte les commentaires de tout le réseau pour l'ajuster au fur et à mesure, a-t-il assuré.

Le ministère souligne par ailleurs que les montants destinés aux enfants ayant des besoins particuliers n'ont globalement pas été réduits dans la foulée de sa réforme.

View the original on Radio-Canada →

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.

Moins d’argent pour les CPE qui accueillent le plus d’enfants à besoins particuliers — KioskNews