Loin du stéréotype des profiteurs, les exclus du chômage sont attachés au travail : "Cette exclusion ne va pas les mener vers l’emploi"

Avec ces chiffres, la CSC dénonce une vision caricaturale des chômeurs. L’enquête montre d’ailleurs que l’attachement au travail est très important pour les demandeurs d’emploi : plus les gens sont éloignés de l’emploi, plus ils y tiennent et plus ils rêvent du "graal", le contrat à durée indéterminée.
Pour Khadija Kourcha, responsable nationale pour l’action des travailleurs sans emploi à la CSC, la réforme des allocations n’atteint pas donc du tout son objectif. "Cette exclusion ne va pas les mener vers l’emploi. Au contraire, elle va encore plus les éloigner", déplore-t-elle. "Et malheureusement, les emplois qu’ils trouvent, ce sont des emplois précaires qui ne leur permettent pas de sortir de leur situation et d’évoluer. Donc, ce sont des temps partiels, c’est à durée déterminée... Et c’est ce qui explique aussi qu’il y a de si longues périodes de chômage parce qu’ils n’ont jamais pu entrecouper et remettre le compteur à zéro puisqu’il faut travailler trois mois à temps plein pour remettre le compteur à zéro".
La CSC compte s’appuyer sur cette enquête de l’UCLouvain pour revendiquer une revalorisation des allocations de chômage qui sont souvent sous le seuil de pauvreté.
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