Réforme de l’enseignement : moins de voyages scolaires pour les élèves

À l’Institut Sainte-Thérèse de Manage (IST Manage), les rhétos ne partiront pas en voyage cette année. Ces élèves estiment que cette décision est liée à la réforme de l’enseignement. Pour partir en voyage pendant l’année scolaire, il faut 90 % de participants, un quota qui n’a pas été atteint selon la direction de l’établissement. Une solution a alors été proposée, celle de partir hors période scolaire, mais aucun professeur n’a été trouvé pour encadrer ce séjour. Les élèves de 6e année rejettent la faute sur la réforme de l’enseignement et sur l’épuisement de leurs enseignants qu’ils constatent depuis la mise en place de ces nouvelles mesures. L’IST Manage précise toutefois qu’une des causes principales de l’annulation du voyage rhéto était le prix trop élevé pour partir pendant les vacances scolaires.
Moins de sorties scolaires d’un jour
Depuis la mise en place de cette réforme, certains enseignants doivent travailler sur plusieurs sites différents. En effet, les deux heures de cours supplémentaires ont été données aux professeurs ayant de l’ancienneté. Les jeunes enseignants doivent alors trouver des heures dans d’autres établissements. Selon la directrice de l’Institut Saint-Charles à Péruwelz, il est devenu impossible pour les 16 professeurs de son école qui donnent cours dans d’autres structures d’organiser des voyages scolaires. Elle donne l’exemple d’une enseignante de français qui préparait de nombreuses sorties scolaires pour ses élèves du supérieur, mais cette année, elle travaille dans deux écoles le même jour. Elle ne peut donc plus partir en voyage avec ses élèves. Une situation que regrette la directrice :
À partir du moment où le professeur doit se libérer des heures dans d’autres écoles pour une sortie scolaire, ça cause toujours des ennuis et personne ne veut déranger.
- Christel Depotte – Directrice de l’Institut Saint-Charles de Péruwelz
Plusieurs solutions
Dans plusieurs écoles, les chefs d’établissements ressentent une forme d’épuisement et de colère de la part de leurs enseignants, ce qui pousse ces derniers à mettre de côté l’organisation de sorties scolaires. Certains directeurs cherchent alors des solutions pour ne pas pénaliser les élèves et leur permettre de partir en voyage éducatif. À l’Institut Les Ursulines-La Madeleine de Tournai (ULM Tournai), le directeur, Damien Masquelier, propose à ses professeurs une aide administrative pour l’organisation de ces séjours. Cette tâche est effectuée, en partie, par le personnel d’accueil, alors qu’auparavant, les enseignants devaient tout préparer de A à Z. Un bouleversement de l’agenda habituel de l’année scolaire à l’ULM Tournai va d’ailleurs permettre aux enseignants et aux élèves de partir tous en même temps. Les sorties ont été regroupées en une semaine au mois d’avril. Ces ajustements ont permis à l’établissement tournaisien de garder la plupart de ses activités extérieures en place cette année, mais beaucoup d’autres écoles constatent une diminution des voyages scolaires depuis la mise en oeuvre de la réforme de l’enseignement.
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