Abordabilité : l’offre de logements encore loin de ses cibles, selon la SCHL

Dans son plus récent rapport sur l’offre de logements au Canada, la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) observe que le déficit de logement demeure aussi imposant qu’en 2025 à l’échelle nationale. La situation se serait cependant empirée dans des marchés comme Montréal et Ottawa.
Pour que le marché du logement revienne au niveau d'abordabilité de 2019, soit avant la pandémie de COVID-19, d'ici les 10 prochaines années, il faut construire entre 417 000 et 469 000 logements chaque année. Or, selon les projections contenues dans un rapport dévoilé par la SCHL jeudi matin, il faudrait construire de 187 000 à 238 000 logements supplémentaires annuellement pour atteindre cette cadence.
Ce déficit est similaire à celui de l’année dernière. La situation varie cependant à travers le pays : alors que certaines villes, comme Toronto et Calgary, ont diminué l’écart, c'est tout le contraire à Montréal et Ottawa.
À Ottawa, le déficit de logements s’est accru en raison de la détérioration de l’abordabilité. […] Le déficit de logements a augmenté à Montréal, car la construction résidentielle future devrait être inférieure à l’activité nécessaire pour rétablir l’abordabilité
, peut-on lire dans les lignes du rapport.
Dans les deux villes, il faudrait au moins tripler le rythme de construction annuellement pour atteindre les cibles d’abordabilité en 2036.
Par exemple à Montréal, la tendance de nouvelles mises en chantier est de 22 000 logements par année, bien loin des cibles minimales et maximales de 64 000 et 78 000 habitations pour augmenter l'offre et rétablir les niveaux d'abordabilité de 2019.
Du côté de la capitale, il y a 11 000 mises en chantier chaque année, alors que les objectifs minimaux et maximaux se chiffrent à 33 000 et 38 000 nouveaux logements.
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