ESPNThe tortoise and the Thunder: How patience made Shai Gilgeous-Alexander an MVPInquirerDengue fatalities in Negros Occidental rise to 23The Jerusalem PostHapoel Tel Aviv rallies in Euroleague basketball, Jerusalem stays perfect in EuroCupDaily MaverickXenophobia’s high price — why ConCourt’s defence of refugees matters for us allESPN DeportesNick Martínez abre Juego 1 de Serie Mundial y no RasmussenZDF heuteAktuelle Pressemitteilungen des ZDFABC NewsWATCH: Democratic Socialist aims to flip Florida Senate seatColliderThe 10 Best Movie Monsters of the Last 30 Years, RankedTechCrunchOpenAI working on new $30B raise at $1.25T valuation ahead of IPOPopular ScienceI’m buying this heated blanket for 40% off at Amazon and resisting the urge to turn on my heat before NovemberSBS 뉴스[단독] 공용차로 출퇴근한 이사장…취재에 "규정 고쳐야"الشرق"كوركوت".. رهان تركي لمواجهة أسراب المُسيرات وتعزيز صادرات السلاح
The Daily Newsstand · Free, Always
Thursday, October 22, 2026

Les trois semaines de vacances promises par le PQ feraient mal aux régions, disent les patrons

Translate

Avec sa promesse d’ajouter une troisième semaine de vacances payées pour les travailleurs du Québec, le gouvernement de Paul St-Pierre Plamondon risque d’ajouter de la paperasse, en plus de nuire aux régions et aux petites et moyennes entreprises (PME), s’inquiètent les associations patronales.

L’engagement, inscrit dans la section « Famille » de la plateforme du Parti québécois (PQ), n’a pas fait l’objet d’une annonce en bonne et due forme pendant la campagne électorale. Il était passé sous le radar jusqu’à mercredi, au moment où le premier ministre l’a répété à son nouveau ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Mathieu Lebrun.

L’engagement a tout de suite été applaudi par la Fédération des travailleurs du Québec. « Il était temps ! », a écrit le syndicat dans un communiqué.

Du côté patronal, la mission confiée au ministre Lebrun a causé la surprise. « On n’a pas encore les détails. À partir de quand [ça s’appliquerait] ? À qui ça s’applique ? Comment ça va fonctionner ? Pour l’instant, on est en attente d’avoir plus d’informations », a résumé au Devoir jeudi la présidente-directrice générale de la Fédération des chambres de commerce du Québec, Véronique Proulx.

« Avant de faire des propositions comme celle-là, il faut mesurer les coûts : autant sur le plan de la rémunération que sur celui de l’organisation du travail », a aussi réagi la présidente et cheffe de la direction du Conseil du patronat du Québec, Michelle LLambías Meunier.

« Il ne faut pas sous-estimer l’impact que ça va avoir sur l’économie, mais surtout sur les petites entreprises », a renchéri François Vincent, vice-président, Québec, à la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante.

Des impacts en région

Depuis 2018, les travailleurs québécois ont droit à une troisième semaine de vacances après trois années de service continu chez un même employeur. La promesse du PQ aurait donc vraisemblablement pour effet de ramener ce nombre d’années de service à une seule, fait remarquer Caroline Senneville, présidente de la Confédération des syndicats nationaux.

« C’est une amélioration, très certainement. […] Les études sont très claires là-dessus : plus les gens sont reposés, meilleure est la productivité », a-t-elle résumé en entrevue.

Reste que la mesure pourrait avoir des conséquences disproportionnées dans les secteurs du détail, de l’hôtellerie et de la restauration. Surtout sur les PME, et encore plus sur celles se trouvant en régions éloignés, ont fait valoir les intervenants contactés par Le Devoir.

« On a 53 % des entreprises qui ont moins de cinq employés, donc l’ajout de ce coût-là et de cette disponibilité de travailleurs là, c’est sûr que c’est plus complexe à mettre en place pour des petites entreprises, surtout dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre », où « le taux de postes vacants est plus élevé chez les petites entreprises en région », a souligné M. Vincent.

« Si on ajoute une semaine de vacances à tout le monde, où est-ce qu’on va prendre les travailleurs dont on a besoin ? Parce que ça va mettre encore plus de pression sur la rareté de main-d’œuvre », a ajouté Mme Proulx, en rappelant au passage que le nouveau gouvernement s’est engagé à réduire les seuils d’immigration.

Mme LLambías Meunier estime que la mesure pourrait augmenter le montant de l’indemnité de vacances d’environ 2 %. Le fameux 4 % du salaire brut annuel, qui sert à calculer la paye de vacances, pourrait donc passer à 6 %.

Et « au-delà de l’impact sur la rémunération, sur cette indemnité-là, c’est [de] l’impact sur les changements opérationnels, l’organisation du travail [dont il faut tenir compte]. Et même, sur la charge de travail pour ceux qui restent », a-t-elle ajouté. Elle a cité, à titre d’exemple, les conséquences sur les heures supplémentaires ou sur les opérations des activités en entreprise.

Plus de paperasse

Tour à tour, les représentants des entreprises ont suggéré au gouvernement de bien évaluer les impacts de sa promesse.

« Avec la politique d’allégement réglementaire, ils sont supposés faire des analyses d’impact réglementaire, évaluer l’impact sur les PME avant d’adopter des mesures législatives. Alors le gouvernement va avoir des devoirs à faire », a dit M. Vincent.

Il a aussi rappelé que la nouvelle politique prévoit une règle du « deux pour un ». « Si je fais une nouvelle exigence, il faut que je réduise de deux le coût ou le nombre d’exigences », a-t-il résumé.

Après la rareté de main-d’œuvre, la question qui préoccupe le plus les entreprises concerne le fardeau administratif, a indiqué Mme Proulx. « Les gens nous le disent : ils croulent [sous la paperasse]. Et ça leur coûte cher de pouvoir s’assurer de la conformité de leur entreprise auprès du gouvernement. Beaucoup de gens, beaucoup d’entreprises ont des marges qui sont de plus en plus minces. Alors quand tu leur dis : “on va rajouter une semaine de vacances pour les employés”, c’est sûr que c’est préoccupant. »

Le PQ de Paul St-Pierre Plamondon a promis de faire un « un grand ménage » dans l’appareil d’État québécois. Le premier ministre a d’ailleurs annoncé mercredi la création prochaine du Secrétariat à l’efficacité gouvernementale et à l’allègement réglementaire.

View the original on Le Devoir →

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.