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Thursday, October 8, 2026

Primaire socialiste en France: l'enjeu de la participation pour un scrutin très encadré

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En France, le premier tour de la primaire de la gauche se tient ces 9 et 10 octobre. Les cinq candidats ont jeté leurs dernières forces dans la bataille. Une primaire très encadrée, qui aura finalement attiré plus de 140 000 inscrits. Peut-on tirer un bilan de cette campagne ? Quel est le mode d'emploi de cette primaire et comment va se passer ce premier tour ? 

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C'est une primaire qui aura finalement beaucoup plus ressemblé à un congrès du Parti socialiste (PS) qu'à un avant-goût de présidentielle.

Les règles d'abord : pour éviter une primaire trop largement ouverte, le PS, Place publique et la Gauche républicaine et socialiste ont choisi un scrutin réservé à leurs adhérents, ou accessible aux sympathisants moyennant 15 euros, 10 euros avec le tarif social.

Résultat : 140 282 personnes sont inscrites pour le premier tour, ces vendredi 9 et samedi 10 octobre. Un chiffre supérieur aux attentes des organisateurs, mais très loin des précédentes primaires socialistes. Il y avait plus de deux millions de votants en 2012.

Cinq candidats sont en lice pour tenter de décrocher l'investiture de « Choisir 2027 » en vue de l'élection présidentielle : Olivier Faure, Ségolène Royal et Jérôme Guedj pour le Parti socialiste, Emmanuel Maurel pour la Gauche républicaine et socialiste, Raphaël Glucksmann pour Place publique.

Si second tour il y a, il aura lieu les vendredi 16 et samedi 17 octobre, soit une semaine après le premier tour.

Pas d'émergence

Il est difficile de parler de vainqueur. Les candidats ont affiché des convergences sur le pouvoir d'achat, l'économie ou les services publics. Mais dès que les discussions ont porté sur Gaza ou sur Jean-Luc Mélenchon, les lignes de fracture sont réapparues. Avec, au centre du duel, Raphaël Glucksmann et Olivier Faure.

Le premier veut incarner une gauche sociale-démocrate, pro-européenne et clairement opposée à toute alliance avec La France insoumise (LFI). Quand le premier secrétaire du PS défend, lui, une stratégie d'union de la gauche, et reproche à son rival de vouloir imposer une ligne trop éloignée de la culture socialiste. Lors du dernier débat, les échanges ont même tourné au règlement de comptes.

Et c'est là tout l'enjeu du scrutin pour Raphaël Glucksmann. S'il gagne, il disposera d'une légitimité pour tenter de prendre le leadership de la gauche non mélenchoniste. Il pourra surtout transformer son succès aux européennes de 2024 en véritable dynamique présidentielle. Dans les sondages sur la présidentielle, il est aujourd'hui nettement mieux placé que ses adversaires de la primaire : 11 % contre 3 % pour Olivier Faure, Ségolène Royal et Jérôme Guedj.

Mais s'il perd, le coup serait rude. Pour celui qui se présente comme la meilleure chance de la gauche sociale-démocrate en 2027, une défaite face à Olivier Faure signifierait que la notoriété et les sondages ne suffisent pas face à l'appareil militant du PS.

Et au-delà du duel Glucksmann-Faure, c'est donc une question de leadership qui se joue : qui, après cette primaire, pourra prétendre parler au nom de cette gauche-là et surtout, avec quelle stratégie face à Jean-Luc Mélenchon ?

À écouter aussi - Invitée politique«L'union de la gauche est un impératif», alerte la députée écologiste Cyrielle Chatelain

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