Le marché du smartphone pliable sera-t-il dopé par Apple ?

Le marché des smartphones classiques est saturé. "C’est devenu très difficile de continuer à faire croître ses ventes sur ce marché", explique Nicolas Van Zeebroeck. Pour les marques, trouver de nouveaux clients est de plus en plus compliqué, car les personnes qui ne sont pas équipées de smartphones sont de plus en plus rares et celles qui ont déjà un appareil de ce type le remplacent de moins en moins rapidement. Par ailleurs, le marché des smartphones devrait, selon les estimations d’IDC, un bureau d’études, connaître une chute des livraisons mondiales de 16,7% en 2026 en raison de pénurie de certains composants liés à la mémoire.
Pour les fabricants, une solution pour trouver de la croissance, "c’est d’essayer d’étirer la gamme un peu plus vers le haut, c’est-à-dire d’essayer de vendre des produits qui sont encore un peu plus haut de gamme, un peu plus chers", explique Nicolas Van Zeebroeck. "Ça permet alors de croître, non pas en unités vendues, mais de croître plutôt en chiffre d’affaires".
C’est dans cette optique que les marques, dont désormais Apple, développent une gamme de smartphones pliables, plus haut de gamme et au prix plus élevé. Le nouveau produit d’Apple est attendu à un prix compris entre 2000 et 2500 dollars, soit à peu près 2000 euros. Ces modèles pliables gonfleront les caisses de la marque, même s’ils sont vendus en petit nombre par rapport à l’ensemble du marché des smartphones.
De la curiosité, pas forcément un achat
Par rapport au nombre d’unités vendues, les modèles pliables ne représentent en effet que 2% de l’ensemble des smartphones vendus dans le monde, selon une étude De Counterpoint, un cabinet international d’études de marché spécialisé dans les technologies. Un passage dans le rayon téléphonie mobile d’une enseigne bruxelloise multimédia nous confirme ce chiffre de 2% des ventes. Par rapport aux smartphones pliables, "il y a une curiosité, mais il n’y a pas forcément d’achat. C’est plutôt une clientèle de niche", explique Alexandre Bertolino, conseiller vente à la Fnac. Qu’est ce qui explique ce faible intérêt pour ce type d’appareils ? "Déjà le prix, c’est quand même relativement élevé. Ensuite, les gens achètent soit une tablette, soit un smartphone. Les smartphones sont assez grands. La tendance est toujours aux grands smartphones. Donc pas besoin de mettre autant", poursuit Alexandre Bertolino.
KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.