Pas de métissage chez les premiers colons de Montréal

Au Canada, certaines personnes se revendiquent comme autochtones sur la foi de tests ADN commerciaux. La paléogénétique vient donc à la rescousse pour contrer ce genre de fausses revendications pouvant avoir de lourdes conséquences du point de vue archéologique et patrimonial.
La place du marché avec l’église Notre-Dame, la première église de Montréal. Aquarelle de Paul Sandby junior (1790).
Domaine public
Que peuvent nous apprendre les fouilles menées entre 2001 et 2011 sur le site du premier cimetière de Montréal ? Une foule d’informations contredisant les récits historiques évoquant un métissage entre les populations autochtones et les premiers colons dès leur arrivée au 17e siècle. Des analyses d’ADN ancien réalisées sur 45 individus du cimetière de Notre-Dame montrent en effet qu’ils sont tous d’ascendance française.
Loin d’être une revendication ségrégationniste, ce constat scientifique s’inscrit plutôt dans le phénomène inverse, puisqu’il s’agit, dans cette étude dirigée par l’université de Montréal, de contrer les assertions des Canadiens se prévalant de fausses origines indigènes. Comme quoi les analyses paléogénétiques réalisées outre-Atlantique peuvent revêtir une signification d’ordre culturel, politique et patrimonial, qui dépasse la seule biologie et remet à nu les blessures d’un passé toujours aussi à vif.
Les premiers colons de Montréal sont arrivés par vagues successives
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