Acte III de la colère sociale en France : des cortèges globalement calmes mais un début de soirée agité

L'acte III de la colère sociale en France a rassemblé samedi 320.000 participants dans le pays, dont 70.000 manifestants dans la capitale, ont annoncé le ministère français de l'Intérieur et la préfecture de police. Pour l'inter syndicale se serait près d'un demi-million de personnes ont manifesté samedi en France, dont 200.000 à Paris, a annoncé l'intersyndicale jeunesse, qui regroupe des syndicats ou des associations représentatives du monde lycéen et étudiant (UE, Fage, Unef et USL).
Les forces de l'ordre ont interpellé 296 personnes samedi à 18h00 en France, a indiqué le ministère de l'Intérieur.
A Paris, où le défilé cantonné dans l'est de la capitale a atteint sa destination finale en milieu d'après-midi, au moins un engin incendiaire a été lancé en fin de parcours en direction des forces de l'ordre. Des pavés ont été descellés à l'aide de marteaux pour être envoyés sur les policiers. Les forces de l'ordre ont répliqué en lançant des gaz lacrymogènes et en menant plusieurs charges à coups de matraque, selon des journalistes.
A Marseille, des échauffourées ont eu lieu avec les forces de l'ordre le long d'un parcours improvisé qui a réuni plusieurs milliers de personnes. Aucune manifestation n'avait été autorisée.
A Toulouse, les forces de l'ordre ont fait usage du canon à eau contre une manifestation non autorisée également, qui a réuni plusieurs milliers de personnes, en majorité des jeunes pour certains déguisés.
Un dispositif de sécurité "exceptionnel" comptant 70.000 policiers et gendarmes est déployé samedi en France pour la troisième journée de mobilisation contre la vie chère. Les autorités redoutent des violences urbaines comparables à celles du 17 octobre, tandis que le Conseil d’État a interdit le parcours parisien initialement prévu.
Dans une ordonnance, la haute juridiction a annulé samedi la décision du tribunal administratif de Paris autorisant le parcours Bastille-Nation. L’itinéraire validé relie la porte de Bagnolet à celle de Charenton. Le Conseil d’État juge cette mesure "nécessaire" et "proportionnée" pour limiter les exactions. En réaction, la Fédération des associations générales étudiantes (FAGE) a dénoncé "une nouvelle entrave au droit de manifester, une grave remise en cause de notre droit à exprimer nos revendications et plus largement une mise en danger volontaire des cortèges".
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