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Wednesday, September 30, 2026

La Russie prévoit d'augmenter ses dépenses militaires de 27% en 2027, de nouvelles taxes attendues

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La Russie n'est « pas du tout intéressée » par des pourparlers sérieux sur la guerre en Ukraine, a déclaré le chancelier allemand Friedrich Merz après l'entretien surprise du 26 septembre entre les ministres des Affaires étrangères des deux pays. Pour preuve : Moscou prévoit d'augmenter ses dépenses militaires de 27% en 2027. Le nouveau projet de budget fixe les dépenses liées à la guerre à plus de 17 000 milliards de roubles, soit près de 177 milliards d'euros. Pour combler le déficit public qui se creuse, le Kremlin prévoit une nouvelle hausse des impôts sur les ménages et les entreprises.

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C'est l'escalade de la guerre en Ukraine qui a provoqué la hausse des dépenses militaires côté russe. Florent Parmentier, chercheur et secrétaire général du Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof), liste ces coûts qui alourdissent la facture pour la Russie : « Il y a le coût des drones, le coût des missiles, le coût des munitions, les soldes et les indemnités pour les familles des morts et des blessés qui sont de plus en plus importants. »

La baisse des revenus liés aux hydrocarbures oblige aussi le Kremlin à chercher de nouvelles recettes. « L'idée est de cibler des secteurs qui, par définition, ne sont pas mobiles, poursuit Florent Parmentier. On peut imaginer une taxe sur des métaux, une taxe exceptionnelle sur les mines, mais aussi sur les ménages et les entreprises civiles. Et c'est là, très vraisemblablement, qu'on risque de voir une hausse du mécontentement de la part de l'opinion publique. »

L'économie russe ne risque pas un effondrement à court terme. Cependant, certains déséquilibres structurels commencent à se faire sentir. Le spécialiste du Cevipof pointe par exemple « des pénuries de main-d'œuvre dans certains endroits », lesquelles risquent de « poser problème en termes de capacité de production et d'inflation des coûts ». « Cela aura des effets sur le reste de l'économie, peut-être en fragilisant d'autres secteurs que celui de l'armement », prévient-il.

Croissance en baisse, inflation en hausse : jusqu'où la société russe sera-t-elle prête à supporter le coût de la guerre ?

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