Au Soudan, le réseau électrique menacé par les frappes de drones à répétition

Au Soudan, le réseau électrique est au bord de l'effondrement après de nouvelles frappes de drones sur plusieurs installations électriques survenues le lundi 2 novembre. Des frappes attribuées aux forces paramilitaires qui se battent contre l’armée soudanaise.
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Trois centrales ont été visées lundi 2 novembre, ce qui porte à 17, selon la société civile, le nombre d’installations touchées en plus d'une semaine.
Parmi les infrastructures touchées ce lundi, deux ont entièrement été détruites dans l’État de Kassala, provoquant des coupures d’électricité généralisées.
Une installation a également été touchée à Merowe, dans l’État du Nord, à proximité du barrage de Merowe, la plus importante centrale hydroélectrique du pays. Depuis huit jours, plus d’une quinzaine d’installations électriques ont été ciblées par des drones, essentiellement dans l’est du pays : États de Gedaref, Khartoum, Al-Jazira, Sennar, Kassala, tous sous contrôle de l’armée soudanaise.
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Des frappes qui ont provoqué d'importantes pannes de courant dans plusieurs grandes villes. Mardi 28 octobre, une partie de Khartoum s'est retrouvée dans le noir, après une frappe contre la centrale d’Al-Markhiyat, la principale station alimentant la capitale.
Société civile et ONU dénoncent ces frappes
La société civile dénonce ces attaques contre des infrastructures civiles qui menacent l'approvisionnement en électricité des hôpitaux mais aussi des stations de pompage d’eau, indispensables pour alimenter les villes et irriguer les champs, alors que la période de culture hivernale vient de commencer.
Des attaques condamnées la semaine dernière par le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres. La semaine passée, une frappe sur un marché au Darfour a fait au moins 102 morts. Dans un communiqué diffusé dans le week-end, le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, a « condamné fermement l’escalade des attaques de drones au Soudan par les parties au conflit ainsi que le lourd bilan que ces attaques infligent aux civils ».
Ces pratiques étant une atteinte au droit international humanitaire, le chef de l’ONU a, par la voix de son porte-parole, appelé « les parties à épargner la population civile et les infrastructures critiques et à convenir sans délai d’une cessation des hostilités, première étape vers la fin de ce conflit dévastateur ».
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