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Tuesday, October 13, 2026

Poilievre se rend à Détroit pour plaider en faveur d’un «libre-échange sans tarifs»

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Le chef du Parti conservateur du Canada, Pierre Poilievre, se rendra mardi à Détroit, où il compte plaider en faveur d’un commerce sans droits de douane, particulièrement dans le secteur automobile.

Lors d’une conférence de presse à Windsor, en Ontario, avant de se rendre aux États-Unis, M. Poilievre a expliqué qu’il prévoyait de rencontrer des représentants d’une usine de General Motors à Détroit, ainsi que des responsables d’une usine Ford située à Dearborn, non loin de là. Il compte également s’entretenir avec des membres de la Fraternité internationale des ouvriers en électricité lors de son passage au Michigan.

M. Poilievre sera accompagné de membres du caucus conservateur de la région de Windsor, a-t-il fait savoir.

Le chef conservateur a imputé la baisse de la production automobile des deux côtés de la frontière à la guerre commerciale. Il a aussi livré un plaidoyer en faveur d’un «libre-échange sans tarifs».

«Les tarifs sont les taxes. Les taxes tuent des emplois et coûtent cher aux consommateurs. Se débarrasser des tarifs donnerait la chance aux Canadiens et aux Américains d’économiser et de protéger leur emploi», a-t-il lancé.

Enjeu aux élections de mi-mandat

La guerre commerciale est un enjeu central de la campagne pour les élections américaines de mi-mandat dans le Michigan, qui est le berceau de l’industrie automobile américaine.

Bien qu’il ait auparavant soutenu les droits de douane, Mike Rogers, candidat républicain au Sénat dans le Michigan, a publié la semaine dernière une vidéo dans laquelle il affirme que «le Canada n’est pas notre ennemi».

Lors d’un débat avec son adversaire démocrate Abdul El-Sayed, la semaine dernière, M. Roger mentionnait qu’il souhaitait la conclusion d’un accord avec le Canada. À son avis, les droits de douane actuels sont trop élevés.

Les États-Unis appliquent actuellement des droits de douane de 25 % sur les voitures canadiennes. Le président américain, Donald Trump, a menacé de porter ce taux à 50 % à compter du 1er janvier, en réponse aux droits de douane de rétorsion imposés par le Canada.

Interrogé au sujet de la récente mise en garde de Peter Navarro, conseiller de M. Trump, selon laquelle le Canada paierait le prix fort pour toute ingérence dans les élections de mi-mandat, Pierre Poilievre a dit ne pas considérer sa visite comme une ingérence.

M. Trump a mis fin aux négociations commerciales avec le Canada l’année dernière après que l’Ontario a diffusé une publicité pendant la Série mondiale utilisant des extraits de l’ancien président Ronald Reagan critiquant les droits de douane et appuyant le libre-échange. Celles-ci ont fini par reprendre, mais en août, le premier ministre Mark Carney a ordonné à l’équipe de négociation canadienne de suspendre les pourparlers avec les États-Unis après avoir accusé les Américains de formuler des exigences déraisonnables.

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