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Monday, October 12, 2026

Mobilisation des lycéens en France: la suppression de Parcoursup, au cœur des revendications

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Une nouvelle manifestation est prévue mardi 13 octobre, marquant « l’acte V » de la mobilisation lycéenne en France entamée mi-septembre. Et l'une des principales revendications concerne Parcoursup, la plateforme en ligne qui permet aux lycéens de choisir leurs études après le bac. Elle fonctionne grâce à des algorithmes qui font débat tant ils rendent le processus de sélection opaque et illogique. Les principaux syndicats étudiants et lycéens dénoncent aussi des critères de sélection discriminatoires.

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Parcoursup est une étape souvent difficile pour les lycéens qui doivent trouver leur voie dans l'appréhension de ne pas obtenir ce dont ils rêvent. Le rêve de Maytel, élève en classe de première, est de devenir orthophoniste. Mais face au processus de sélection, elle envisage déjà une autre voie : « C'est très sélectif, et il n'y a qu'une seule école à Paris, donc il faut trouver un plan B », confie-t-elle à Juliette Falcon, du service France de RFI, rencontrée lors du Salon de l'étudiant grandes écoles à Paris.

Un manque de visibilité sur son avenir que partage sa mère, Mazal, qui déplore le manque d’informations sur l’orientation post-bac. « Je trouve que dans les écoles on n'est pas du tout renseignés, déplore-t-elle. On nous parle de Parcoursup toute la journée mais on ne sait pas du tout comment ça fonctionne. On va découvrir, mais sur le tard j'ai l'impression. Mais on n'est pas plus rassurées sur le parcours post-bac. »

Depuis le début de la mobilisation le 17 septembre, les lycéens français réclament de meilleures conditions d'apprentissage, une rénovation des bâtiments. Les organisations lycéennes appellent aussi à la suppression totale de la plateforme Parcoursup.

À écouter aussi - Grand invité internationalManifestations lycéennes en France: «On n'avait jamais connu un mouvement aussi intense»

Stress

Pour Aminata, 16 ans, la pression monte aussi à l’approche des choix d’orientation. « Avec Parcoursup, on est stressé. On doit choisir rapidement alors qu'on est jeunes et qu'on ne sait pas encore quoi faire. » Son père, Mohamed, préfère se fier à l'établissement et aux dispositifs d’accompagnement annoncés. « Le lycée dans lequel ils sont nous a promis des séances explicatives avec quelqu'un qui est parmi les créateurs de Parcoursup, donc on leur fait confiance. »

Mais pour Nadia, mère de Morgane, une élève de terminale, ce sont les critères de sélection qui posent problème : « On sélectionne des enfants par rapport à des notes et les notes ne reflètent pas forcément la personnalité de l'enfant, son caractère, ses envies. On peut être mauvais dans une matière et pourtant aimer ça. »

Pour ceux qui craignent de ne pas obtenir la formation souhaitée, reste la solution du plan B, qui passe bien souvent par des écoles ou des formations privées.

Le gouvernement peine à convaincre

Après avoir privilégié une réponse de maintien de l'ordre, et face à la multiplication de scènes de violence et d'affrontements, le gouvernement a graduellement commencé à présenter des réponses plus politiques, sans toutefois convaincre.

Dimanche 11 octobre, le Premier ministre a rendu public un décompte des contributions à la plateforme de concertation lancée par le gouvernement à l'adresse des lycéens. Sébastien Lecornu a indiqué que le gouvernement déposerait des amendements au projet de budget pour 2027 qui reprendront « certaines propositions formulées » sur la plateforme. Ces contributions seront également « analysées académie par académie, puis établissement par établissement », pour y apporter « des réponses adaptées », a-t-il promis. Mais les réponses de l'exécutif ont pour l'instant semblé laisser sur leur faim les organisations lycéennes.

Dimanche 11 octobre, lors d’un meeting à Clermont-Ferrand consacré notamment au mouvement lycéen, le candidat La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a de nouveau promis de supprimer « l'ignominie » Parcoursup.

À écouter aussi - Débat du jourLa jeunesse est-elle prise au sérieux?

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