Sous pression de Trump, le Royaume-Uni prêt à revoir l'accord sur la restitution des Chagos à Maurice

Face à l'opposition inflexible de Donald Trump, le Royaume-Uni se dit prêt à renégocier l'accord conclu l'an dernier sur la restitution à Maurice de l'archipel des Chagos, où se trouve une base militaire américano-britannique stratégique.
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Une révision de l'accord sur les iles Chagos est à l'étude en raison des pressions américaines : c'est ce qu'a affirmé Andy Burnham, le Premier ministre britannique, à l'issue de sa première rencontre à ce poste avec Donald Trump.
Andy Burhnam craignait par-dessus tout que sa première entrevue avec Donald Trump se déroule mal : c'est donc avec soulagement que le nouveau Premier ministre britannique, qui a succédé à un Keir Starmer démissionnaire en juin dernier, est apparu devant les journalistes à l'issue de l'entretien mené à New York avec le président des États-Unis, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies.
Pas d'incident majeur, mais une fois encore, une pression directe exercée sur le Royaume-Uni pour que le pays renonce à la restitution des îles Chagos, en tous cas selon les termes de l'accord de 2025, qualifié de « terrible » par Trump.
Pour Londres, « l'accord ne peut aller de l'avant sans le soutien des États-Unis »
Après l'entretien, Andy Burnham a donc indiqué qu'il fallait trouver un compromis entre les différentes parties. Interrogé sur la BBC, le ministre de la Défense Wes Streeting a reconnu, lui, que « l'accord, dans sa forme actuelle, ne peut pas aller de l'avant sans le soutien des États-Unis ».
L'accord de restitution prévoit un bail de 99 ans et un paiement annuel d'environ 120 millions d'euros pour maintenir dans l'archipel une base militaire anglo-américaine, à Diego Garcia, considérée par les États-Unis comme un élément crucial de leur présence militaire dans l’océan Indien.
L’archipel des Chagos est une ancienne colonie britannique. Dans les années 1960-1970, le Royaume-Uni en avait expulsé la population locale pour permettre l’installation d’une base sur l’île de Diego Garcia, aujourd’hui utilisée conjointement par Londres et Washington.
Depuis, Maurice a toujours revendiqué la souveraineté sur cet archipel, avec le soutien de plusieurs instances internationales.
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