La sénatrice saskatchewanaise Pamela Wallin démissionne

Après près de 18 ans à représenter la Saskatchewan au Sénat du Canada, Pamela Wallin a démissionné dimanche. Cette ancienne journaliste, originaire de Moose Jaw, quitte la Chambre haute deux ans avant l’âge obligatoire de la retraite, fixé à 75 ans. Les raisons de son départ demeurent inconnues.
Le greffier du Sénat a confirmé, lundi, avoir reçu une lettre officialisant le départ de Pamela Wallin. La nouvelle a d’abord été rapportée par le média politique iPolitics, tandis que le site officiel du Sénat (nouvelle fenêtre) présente désormais Pamela Wallin comme une ancienne sénatrice.
Nommée à la Chambre haute en 2009 sur la recommandation de l’ancien premier ministre conservateur Stephen Harper, Pamela Wallin devait normalement y siéger jusqu’en avril 2028, date à laquelle elle atteindra l’âge de 75 ans.
Née à Moose Jaw et ayant grandi à Wadena, en Saskatchewan, Pamela Wallin s’est d’abord illustrée dans le monde des médias avant d’entamer sa carrière politique.
En 1985, elle est devenue la première femme à occuper le poste de cheffe du bureau d’Ottawa pour CTV News, marquant ainsi l’histoire de la télévision canadienne. Elle a également travaillé pour CBC et a occupé le poste de consule générale du Canada à New York de 2002 à 2006.
À lire aussi :
- Nomination des juges fédéraux : quatre provinces demandent plus de pouvoirs à Ottawa
- Loi 21 : Il n’y a jamais eu au Canada de souveraineté absolue , plaide Ottawa
Un passage au Sénat marqué par un scandale de dépenses
La carrière politique de Pamela Wallin a toutefois été entachée par le scandale des dépenses du Sénat, qui a éclaté en 2013.
Une vérification de ses frais de déplacement a révélé près de 139 000 $ de dépenses jugées inadmissibles, notamment pour des voyages liés à ses activités au sein de conseils d’administration d’entreprises privées.
Cette controverse avait entraîné son départ du caucus conservateur au Sénat en 2013. Elle avait également été suspendue sans rémunération.
Après une enquête de près de trois ans, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) avait toutefois annoncé, en 2016, qu’aucune accusation criminelle ne serait portée contre elle.
Pamela Wallin avait, par la suite, poursuivi son travail parlementaire en tant que sénatrice indépendante, avant de rejoindre le Groupe des sénateurs canadiens en 2019.
Avec les informations de Chris Rands et de La Presse canadienne
KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.