Vague de nouveaux élus à Québec | Neuf députés conservateurs à surveiller

(Québec) L’élection du 5 octobre dernier apporte un vent de renouveau sur l’Assemblée nationale, qui subit un traitement choc en se renouvelant à plus du deux tiers. Voici 9 recrues conservatrices à suivre.
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Éloïse Coulombe, 23 ans, Charlesbourg
À 23 ans, Éloïse Coulombe devient la plus jeune députée de l’Assemblée nationale. Étudiante en techniques juridiques, en science politique et en droit, elle en était déjà à sa deuxième tentative pour être élue. Elle avait mordu la poussière dans Soulanges, en 2022. Elle était depuis porte-parole du Parti conservateur du Québec (PCQ) en matière de jeunesse. L’élue de Charlesbourg, à Québec, a également participé à la fondation du mouvement Génération Ambition, qui regroupe de jeunes conservateurs. « Le Parti conservateur a vraiment réussi à se [positionner comme] le parti de la jeunesse. On a eu les solutions les plus proches de la réalité des gens : l’accès à la propriété, le logement abordable, le coût de la vie », a-t-elle affirmé à LCN au lendemain de son élection.
Karim Elayoubi, 43 ans, Chauveau
PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE
Karim Elayoubi
Lieutenant d’Éric Duhaime, le Dr Karim Elayoubi a été élu haut la main dans Chauveau. Ce médecin de famille a contribué à l’élaboration de la plateforme santé conservatrice qui mise sur la privatisation. Le PCQ sera l’allié du Parti québécois pour abolir Santé Québec. Le Dr Elayoubi prône la création d’hôpitaux privés. En 2022, il avait tenté sa chance dans la circonscription d’Argenteuil où il pratiquait notamment en GMF. Originaire du Saguenay, fils d’un père libanais, il a été parachuté dans Chauveau où les conservateurs avaient enregistré une bonne performance il y a quatre ans.
Marie-Josée Hélie, 50 ans, Montmorency
Cette mère de quatre enfants veut que la famille occupe une place centrale dans les politiques publiques. La nouvelle élue s’inquiète notamment du faible taux de natalité au Québec. En campagne, elle a dit vouloir sabrer dans la réglementation « anti-famille » qui limite la création de places en garderies privées. Mme Hélie a été candidate une première fois pour les conservateurs, dans Taschereau, en 2022. Pendant la crise sanitaire, elle a soutenu que les tentatives de vacciner toute la population de force seraient « génocidaires ».
Jonathan Poulin, 34 ans, Beauce-Sud
PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE
Jonathan Poulin
La deuxième fois a été la bonne pour l’avocat Jonathan Poulin qui l’a emporté dans Beauce-Sud. En 2022, l’ex-ministre caquiste Samuel Poulin avait conservé son siège par une courte majorité de 428 voix sur le conservateur. Le nouvel élu a été le premier candidat confirmé par Éric Duhaime, en janvier. Il avait notamment sous sa responsabilité les dossiers en matière de justice et sécurité publique. En campagne, Le Devoir a rapporté que M. Poulin a multiplié les railleries sur les électeurs âgés de la CAQ. Depuis son élection, M. Poulin s’est impliqué pour sauver une ressource intermédiaire pour personnes âgées dans sa région.
Caroline Simard, 52 ans, Charlevoix–Côte-de-Beaupré
L’ex-députée libérale de Charlevoix–Côte-de-Beaupré – elle a battu Pauline Marois lors des élections générales de 2014 – effectue un retour en politique pour les conservateurs. Elle a coiffé au poteau l’ex-animateur de Radio X François Gariépy. L’annonce de la candidature de Caroline Simard avait fait éclater de rire le chef libéral Charles Milliard, qui avait dit laisser aux électeurs le soin de juger sa conversion politique. Il faut croire qu’ils ne lui en ont pas tenu rigueur. Mme Simard affirme être revenue en politique pour soutenir les aînés, les proches aidants et pour lutter contre la « déshumanisation » des tribunaux administratifs du Québec.
Jimmy Gagnon, 44 ans, Mégantic
Cet entrepreneur et conseiller municipal de Lac-Drolet en Estrie a effectué une percée conservatrice à l’extérieur de la grande région de Québec. Après son élection, il a promis de faire de la santé sa priorité régionale. En campagne, il a été révélé qu’il avait tenté de tromper le tribunal après avoir vandalisé l’érablière d’un couple de septuagénaires, selon une décision de la Cour supérieure en 2024. « C’était un conflit civil […] les citoyens sont rendus à un stade où ils ne veulent pas un titre accrocheur, ils veulent la vérité », a-t-il affirmé au Courrier Frontenac le soir de son élection.
Marcos Archambault, 33 ans, Louis-Hébert
Ce notaire détient un baccalauréat de l’Université Laval ainsi qu’une maîtrise en droit notarial de l’Université d’Ottawa, et un diplôme en gouvernance de l’Université McGill. Il a représenté le Parti québécois lors des élections de 2012 et de 2014. Lors de la campagne, il a créé un roman-photo parodique pour critiquer les propositions péquistes avec des agents en uniforme vérifiant la « langue de socialisation » des élèves, et interdisant la lecture du roman 1984. Il a également faussement accusé son adversaire péquiste dans Louis-Hébert de fraude électorale avant de se rétracter.
Guillaume Langlois, 46 ans, Nicolet-Bécancour
Médecin de famille intéressé au communautaire, Guillaume Langlois représente l’aile sociale du PCQ. Il exerce depuis plus de 20 ans dans la région de Nicolet-Bécancour et travaille avec le milieu communautaire auprès de différentes clientèles vulnérables, dans les sans-abri. L’itinérance est d’ailleurs un sujet qui le passionne. Il a aidé Éric Duhaime à construire sa plateforme sur ce sujet. Il propose notamment de former chaque année 125 médecins dédiés au travail en communauté. En entrevue à Radio-Canada, l’ancien d’Option nationale – défunt parti indépendantiste fusionné à Québec solidaire – expliquait qu’il ne voulait plus faire de politique, mais que la loi 2 de Christian Dubé l’a fait sortir « des boules à mites ».
Tarek Henoud, 50 ans, Arthabaska-L’Érable
M. Henoud a remporté la circonscription d’Arthabaska-L’Érable en faisant mordre la poussière à l’ex-député péquiste Alex Boissonneault, qui était destiné à jouer un rôle important au sein du gouvernement péquiste. « On a même battu un ministre péquiste », a raillé Éric Duhaime le soir des élections. M. Hénoud, qui a des racines libanaises, est établi à Victoriaville depuis 2013. Il est diplômé en administration des affaires. M. Henoud portait également es couleurs du PCQ en 2022. Il a fait les manchettes durant la campagne pour avoir publié des messages où il semblait adhérer à la théorie des chemtrails, des traînées blanches laissées par les moteurs d’avion qui seraient un complot des gouvernements pour empoisonner la population, rapportait le Journal de Montréal. Il ne s’agissait que d’un commentaire « maladroit », a-t-il rétorqué.
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