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Monday, August 17, 2026

Coupe du monde de hockey : Red Panthers et Red Lions face à leur public et leur histoire

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Pour ce faire, la Belgique s’est enfin dotée d’un écrin à cette mesure. Lointain rêve du hockey belge, imaginé sur différents sites, le premier stade permanent de grande ampleur et dédié uniquement à la petite balle blanche a enfin vu le jour à Wavre, fruit de la rénovation du stade de football Justin Peeters. 

Au total, 4000 places (idéal pour les rencontres disputées tout au long de l’année) qui ont été augmentées à 10 000, via l’ajout de tribunes éphémères, pour ce grand rendez-vous. Une façon de soutenir la comparaison avec les Pays-Bas (co-organisateurs) et leur mythique Stade d’Amstelveen, dans la banlieue d'Amsterdam.

Atout indéniable, chaudron annoncé, le tout doit permettre aux Belges de se sublimer. 

A l’occasion de son inauguration, en avril dernier, les joueuses et joueurs ont d’ailleurs déjà pu constater le potentiel de décibels dans l’enceinte wavrienne et la qualité du terrain. Une chose est certaine : certes semé d’embuches, le chemin fut long et aura couté près de 10 millions d’Euros mais le résultat final est à la hauteur des espérances. 

Si les résultats suivent la logique espérée, les Red Lions y disputeront toutes leurs rencontres, finale comprise. Idem pour les Red Panthers mais elles disputeront leur éventuelle finale chez nos voisines. 

Une répartition (Finales Hommes en Belgique, Dames aux Pays-Bas) somme toute logique. Coté Dames, les Néerlandaises sont pratiquement assurées de rejoindre ce stade de la compétition. La probabilité est moins évidente du côté masculin. Nous y reviendrons.

Mais nul doute que, même à " l’extérieur ", les Red Panthers seront ravies de disputer cette finale historique.

Les premiers à fouler le terrain synthétique seront les Red Lions ce samedi soir (21h) contre la France. 

Bien entendu, ils ne se présentent plus comme l’équipe qui écrasait tout sur son passage entre 2018 et 2021 avec des médailles d’Or Olympique, mondiale et européenne. Bien entendu, lors des deux derniers tournois d’importance, les Red Lions ont déçu avec un quart de finale aux JO de Paris et une inhabituelle cinquième place à l’Euro 2025. Bien entendu, lors de ce dernier championnat d’Europe, l’équipe avait semblé au fond du trou, entre résultats en berne et joueurs sous tension.

Néanmoins, plusieurs indices laissent penser que les Lions ont potentiellement retrouvé le droit chemin, un nouveau chemin.

Bien que certaines gloires de la génération dorée soient toujours présentes (Vincent Vanasch, le capitaine Arthur Van Doren, Victor Wegnez,…), la nouvelle génération semble avoir trouvé ses marques. Tournant la page du passé, une nouvelle équipe a vu le jour avec l’envie farouche d’écrire sa propre histoire. Pour ce faire, ils sont toujours épaulés par Shane McLeod. Le Néo-Zélandais, guide de tous les grands titres belges, a visiblement retrouvé les mots justes. Même les anciens semblent avoir retrouvé une seconde jeunesse. A 36 ans, Tom Boon en est sans doute le meilleur exemple avec un instinct devant le but jamais aussi développé et un titre de meilleur joueur du monde en novembre dernier.

Mais au-delà d’une simple impression, des faits tangibles se sont multipliés. 

D’abord et avant tout à l’occasion de la Pro-League (compétition réunissant les meilleures nations du monde chaque saison) remportée par les Red Lions, en battant à plusieurs reprises tous ses concurrents potentiels. Certes, cette compétition n’a ni le prestige, ni la pression d’une compétition mondiale mais elle offre un bon aperçu des forces en présence. De plus, les Belges ont obtenu un petit bonus de confiance en empochant, grâce à ce succès, leur ticket pour les prochains Jeux Olympiques et une place de numéro 1 mondial. Et enfin, ceci constituait un premier trophée pour une bonne partie de l'équipe.

Bref, tous les voyants semblent au vert avant une première phase de groupe qui s’apparente déjà comme un premier vrai test. Dans l’obligation de finir aux deux premières places, ils devront s’extraire de la poule la plus compliquée de cette coupe du monde avec, excepté une Malaisie plus faible, l’Allemagne (Championne du monde au dépend des Belges en 2023) et la France, toujours compliquée à manœuvrer et dirigée par un certain… John-John Dohmen, cadre de la génération dorée. Décidément, même quand on tente de tourner la page, les exploits passés se rappellent toujours aux Red Lions.

Ensuite, les Pays-Bas (Champions olympiques), l’Australie, l’Angleterre ou l’Espagne seront de potentiels rivaux pour une médaille. Une chose est certaine : bien malin qui pourrait pronostiquer le futur champion du monde tant le top mondial se tient dans un mouchoir de poche.

Coté Dames, l’interrogation autour de la future lauréate est beaucoup moins compliquée à résoudre. Les Pays-Bas sont assurément les grandes favorites. Double championnes olympiques, triples championnes du monde et quadruple championnes d’Europe en titre : inutile d’en rajouter pour s’en convaincre. Voir les Néerlandaises louper cet objectif serait une énorme surprise et un exploit retentissant pour l’équipe capable de le réaliser. 

Parmi ces équipes potentiellement héroïques, les Red Panthers auront une place de choix. Durablement installées dans le top mondial (3ème au ranking FIH, 3ème de la dernière Pro-League,…), les Belges ont rejoint la liste des équipes qui comptent à force d'un travail appuyé, tant physiquement que techniquement. 

Pour poursuivre ce travail, notre équipe nationale s’appuie sur une équipe faite d’un mixte de cadres (Charlotte Englebert, Michelle Struyck,...) et de jeunesse. Un renouvellement perpétuel qui permet l’éclosion régulière de talents. A ce titre, les Famke Van Heel (18 ans), Emilie Verhees (18 ans) ou Perrine De Clerck (20 ans) seront à suivre avec attention et beaucoup de promesses.

Reste maintenant à franchir une étape : remporter une médaille dans un tournoi mondial. Si lors de plusieurs championnats d’Europe, elles y sont parvenues (Argent en 2017 et 2023, Bronze en 2021), une dernière marche est à franchir. Le dernier grand exemple cruel remontant aux JO de Paris avec une 4ème place toujours douloureuse. 

Afin d’y parvenir, elles peuvent aussi compter sur un nouveau sélectionneur : Adam Commens. Ancien coach à succès des Red Lions (il était à la tête de l’équipe lors du retour des Belges aux JO en 2008), devenu ensuite directeur technique de la fédération, il a été amené à reprendre l’équipe à la suite du pas de coté du Néerlandais Rein Van Eijk (pour raisons personnelles) en mars dernier.

Si ce nouveau changement (trop fréquents depuis une décennie, pour diverses raisons) est fâcheux en termes de continuité, nul doute que l’Australien connait parfaitement son équipe et tentera d’en tirer le meilleur avant de retrouver son poste initial après la Coupe du monde.

Bref, en un mot, comme en cent, les Red Panthers s’avancent avec l’ambition de ramener une médaille. Face à elles, au-delà des Hollandaises déjà citées, les équipes à écarter seront assurément l’Argentine (FIH 2), la Chine (FIH 4), l’Allemagne (FIH 5) et, dans une moindre mesure, l’Espagne (FIH 6, qui a privé les Belges du Bronze au dernier Euro).

Cela commencera aussi par la phase de poule avec, justement, l’Espagne, l’Irlande et la Nouvelle-Zélande (ce dimanche à 17h30). Un groupe qui a tous les ingrédients pour effectuer une montée en puissance graduelle. L’objectif sera de finir première afin aussi d’augmenter les chances de disputer, excepté la finale, toutes les rencontres suivantes (2ème phase de poule et demi-finale) à domicile. 

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