La jeunesse défie Edi Rama, l'Albanie s'embrase

Une revue de presse des Balkans en partenariat avec Le Courrier des Balkans.
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Les manifestations étudiantes se succèdent chaque jour depuis mardi 13 octobre dans le centre de Tirana. De violents heurts ont éclaté avec la police. Les protestations de la jeunesse se propagent partout dans le pays, Edi Rama refuse de démissionner. Les revendications étudiantes sont venues rejoindre la mobilisation des « flamants roses » qui contestent les projets immobiliers de la famille Trump sur la côte albanaise. Un point fait l'unanimité : l'exigence de la démission du Premier ministre Edi Rama.
Belgrade, Tirana, Paris… Partout, gronde la colère de la jeunesse. Analysant des mouvements très différents, le sociologue Ivica Mladenović dégage des lignes communes à ces mobilisations.
La Serbie en campagne
La Serbie, elle, se prépare aux élections anticipées du 25 octobre, date choisie par Aleksandar Vučić, qui a lancé la campagne tout en étant encore président de la République. En face, une liste étudiante tentera de secouer la chape de plomb du pouvoir.
Les Serbes d’Amérique iront aux urnes en pyjama, car la diaspora devra voter de 7h à 20h, heure de Belgrade, quel que soit son continent de résidence… 93 bureaux de vote seulement seront ouverts à l’étranger pour les élections du 25 octobre, mais la diaspora se mobilise.
Aleksandar Vučić voulait faire de la Serbie le « tigre » des Balkans. Entre mesures néo-libérales, choix politiques erratiques et corruption endémique, les résultats se font toujours attendre.
Le Kosovo défie l'UE
Le Kosovo a voté une loi pour restreindre les compétences des Chambres spécialisées, s’attirant les foudres de Bruxelles, après le choc du verdict condamnant l'ancien président Hashim Thaçi et ses co-accusés à de lourdes peines de prison. Entre soutien aux condamnés, incertitudes juridiques et ambitions européennes, Pristina doit définir sa stratégie.
La droite slovène a perdu les deux référendums les plus importants organisés dimanche 11 octobre – sur les commissions d’enquête parlementaires et l’audiovisuel public. Un avertissement sérieux pour l’ultra-conservateur Janez Janša.
Toujours plus de restrictions des libertés publiques en Turquie
La Turquie a lancé le 12 septembre une opération de grande ampleur contre la communauté LGBTQI+. Depuis, 81 personnes sont toujours en détention, les sites de médias ont été bloqués ainsi que de nombreux comptes sur les réseaux sociaux.
La télévision d’opposition Halk TV a été investie mercredi 14 au matin par la police. Un administrateur a été nommé. Le paysage médiatique se restreint toujours plus en Turquie.
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