Avec l'investiture de Luca Niculescu, la Roumanie espère voir le bout de sa crise gouvernementale

Députés et sénateurs roumains votent ce 20 octobre l’investiture d’un nouveau candidat au poste de Premier ministre : le diplomate et ancien journaliste de RFI Roumanie, Luca Niculescu. Depuis la chute du gouvernement en mai, trois autres candidats ont déjà été présentés par le président Nicusor Dan. Tous ont échoué à obtenir le soutien du Parlement, mais aucun n’avait encore obtenu autant de garanties avant le vote.
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Avec notre correspondant à Bucarest, Guilhem Bernes
Les concessions faites aux différents partis ressortent de ce document. Pour contenter le Parti social-démocrate, Luca Niculescu promet quelques mesures sociales : indexation des pensions de retraite, exemptions de cotisations pour les mères de jeunes enfants… Surtout, le candidat réserve 11 des 16 portefeuilles ministériels au Parti social-démocrate.
Mais les prochains mois promettent d’être difficiles pour les Roumains. Le pays des Carpates a le déficit le plus élevé de l’Union européenne. Pour satisfaire les libéraux, le candidat compte maintenir l’essentiel des mesures d’austérité budgétaire actuelles. Pas d’annulation de la hausse de la TVA, pas non plus de dégel général des salaires dans le secteur public…
Un maintien de la rigueur douloureux pour les Roumains dans un contexte d’envolée du coût de la vie : l’inflation a atteint au plus haut près de 11 % sur un an cette année. Selon les analystes, cette morosité économique profite aux partis d’extrême droite : l’Alliance pour l’union des Roumains est largement en tête des sondages.
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Reste à savoir si l’on s’approche au moins d’une fin de crise politique. C’est loin d’être gagné. S’il est investi, Luca Niculescu marchera sur une ligne de crête. Les libéraux du PNL annoncent voter pour l’investiture… Mais ils menacent déjà de déposer une motion de censure si les mesures de discipline budgétaire ne sont pas respectées. Le Parti social-démocrate prévoit, lui, d’évaluer l’action du gouvernement après six mois.
Le parti d’extrême droite Alliance pour l’union des Roumains, lui, est en embuscade : le deuxième parti du Parlement a annoncé qu’il soutiendrait toute motion de censure portée par les libéraux.
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