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Tuesday, September 22, 2026

Donald Trump s’exprimera devant l’Assemblée générale des Nations unies mardi

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Le président américain, Donald Trump, doit prendre la parole mardi lors de la 81e session de l'Assemblée générale des Nations unies, malgré les efforts déployés par son administration pour discréditer le multilatéralisme.

Le thème de l'Assemblée de cette année est : Restaurer la confiance, gérer la transformation : des Nations unies qui apportent des résultats pour tous.

Le premier ministre Mark Carney — qui s’est imposé ces dernières semaines en défendant le multilatéralisme face aux attaques de M. Trump — doit assister mardi à l’ouverture de l’Assemblée générale.

Donald Trump a exigé des réformes en profondeur au sein de l’ONU et a gelé le financement de l’institution, la plongeant dans la tourmente.

L’administration Trump s’est retirée de plusieurs branches des Nations unies, notamment l’Organisation mondiale de la santé et l’UNESCO.

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M. Carney, quant à lui, plaide en faveur d’une collaboration mondiale pour faire face à des crises, telles que le changement climatique, l’instabilité financière et la guerre.

Depuis près d’un an, M. Carney parcourt le monde pour appeler les puissances intermédiaires à s’unir afin de défendre des intérêts communs et des valeurs communes, plutôt que des institutions communes.

M. Carney tente de jeter un pont entre l’Union européenne et l'Accord de partenariat transpacifique global et progressiste, un bloc commercial liant le Canada et plusieurs pays de la région indo-pacifique et de l'Amérique latine.

Les efforts du premier ministre ont attiré l’attention de l’administration Trump, d’autant plus que les négociations commerciales se sont achevées dans un climat tendu le mois dernier.

Après que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a ouvert la porte à une adhésion du Canada en tant que « membre associé » de l’Union européenne, la semaine dernière, Donald Trump a prévenu que cela pourrait constituer un acte hostile.

Ursula Von Der Leyen accueille Mark Carney au milieu d'une foule de photographes.

Le premier ministre Mark Carney est accueilli par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, à son arrivée au Parlement européen à Strasbourg, en France, le jeudi 17 septembre 2026. (Photo d'archives)

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Conflit israélo-palestinien en toile de fond

M. Carney pourrait subir de nouvelles pressions de la part du président Trump mardi, lorsqu'il coorganisera, avec la France et le Royaume-Uni, un événement consacré à la solution à deux États entre Israël et la Palestine.

Il y a un an, ces trois pays ont reconnu un État palestinien indépendant lors de l’Assemblée générale. Plus de 150 pays ont emboîté le pas pour reconnaître l’État palestinien.

Lors de l’Assemblée générale de l’année dernière, Donald Trump avait déclaré que reconnaître un État palestinien reviendrait à récompenser le Hamas pour les atrocités horribles commises lors de l’attaque du 7 octobre 2023 contre Israël.

Il avait également affirmé que cette décision pourrait entraver la capacité du Canada à conclure un accord commercial avec les États-Unis.

Ottawa et Washington semblent aujourd’hui plus éloignés que jamais de la conclusion d’un tel accord. Les relations bilatérales n’ont cessé de se détériorer à mesure que la guerre commerciale s’intensifiait.

Lors de son discours de 2025, Donald Trump avait critiqué les Nations unies pour leur incapacité à mettre fin aux guerres, affirmant que cela ne pouvait se faire par le seul dialogue.

Il avait également affirmé à plusieurs reprises avoir été victime d’un complot de l’ONU après qu’un escalier roulant qu’il empruntait au siège de l’organisation s’est arrêté et que son télésouffleur a connu un problème technique.

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