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Wednesday, October 28, 2026

Mise à jour économique | Une mégadéduction fédérale qui crée des « maux de tête » au gouvernement péquiste

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(Québec) La mégadéduction à la productivité annoncée par le gouvernement fédéral coûtera environ un milliard de dollars par année au gouvernement du Québec, déplore le nouveau ministre des Finances Nicolas Marceau, qui a développé des « maux de tête » en tentant de l’inclure dans sa mise à jour économique.

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L’économiste, qui a été grand argentier du Québec sous le gouvernement Marois, de 2012 à 2014, retrouve les commandes des Finances et s’attelle à préparer une mise à jour budgétaire.

Est-ce que la maison a été laissée en ordre par le gouvernement Fréchette, a demandé un journaliste. « Ce n’est jamais parfait. Mais la chose que je dirais, c’est que ce qui me cause des maux de tête présentement, c’est la mégadéduction du fédéral », a laissé tomber M. Marceau.

En pleine campagne électorale, le premier ministre canadien, Mark Carney, avait annoncé au Sommet canadien de l’investissement que son gouvernement instaurait une « mégadéduction » permettant de réduire le taux d’imposition sur les nouveaux investissements des entreprises. Les entreprises pourront donc déduire dès la première année la totalité des dépenses d’investissement dans la machinerie, l’équipement et la technologie, entre autres.

PHOTO ADRIAN WYLD, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

Le premier ministre Mark Carney

Selon M. Carney, cela placera le Canada dans une situation concurrentielle enviable et fera du pays « de loin l’économie avancée la plus compétitive sur le plan fiscal pour les nouveaux investissements des entreprises » au sein du G7.

Comment financer les promesses ?

Mais Québec doit marcher dans les pas d’Ottawa et renoncer à des revenus en impôt. Le coût de la mesure est évalué à près d’un milliard par année, des « sommes considérables », a dit M. Marceau. Ce n’était pas prévu dans le cadre financier du Parti québécois. Déjà, il doit s’atteler à réduire la taxe sur l’essence et retirer la TVQ des biens usagés par exemple.

Est-ce que cela nuira aux engagements péquistes ? « Je ne suis pas encore capable de vous dire ça, mais je vous dis que ça me cause des maux de tête », a répondu le ministre des Finances.

Il a également indiqué que ses fonctionnaires sont en train de calculer l’impact de la hausse du taux directeur de 25 points par la Banque du Canada. « Les gens sont préoccupés par la hausse du coût de vie. C’est clair que l’inflation, il faut combattre ça. J’espère que ça fonctionnera et qu’on va être capable de juguler l’inflation. Ce n’est pas sans coût pour l’économie », a-t-il souligné.

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