Retour du glanage dans les champs : les règles à connaître pour glaner en toute sécurité

S’approvisionner gratuitement en pommes de terre ou en haricots, c’est toujours appréciable, surtout quand les fins de mois sont difficiles. Pour les agriculteurs, cela permet aussi de nettoyer les champs avant de mettre en route de nouvelles cultures et, souvent, de valoriser les surplus. Un geste utile contre le gaspillage alimentaire et pour la société. Parfois, des associations ou des CPAS bénéficient de ce qui a été glané
Ne pas confondre glanage et maraudage
Le glanage est autorisé par la loi, mais tout n’est pas permis pour autant. Il faut d’abord attendre que l’agriculteur ait terminé sa récolte. Venir déterrer des pommes de terre encore plantées, ce n’est pas du glanage mais du maraudage, c’est-à-dire du vol. Les oignons qui sèchent sur les champs avant d’être emmené par le cultivateur ne sont pas non plus en libre-service.
Pour éviter tout malentendu, mieux vaut demander à l’agriculteur si on peut glaner sur sa parcelle. Cela évite aussi de se retrouver nez à nez avec une machine agricole pendant le ramassage ou de piétiner de nouveaux semis.
Les dangers du glanage
Une fois les récoltes terminées, le glanage, droit ancestral, permet de récupérer les produits laissés dans les champs et de profiter de produits de qualité, notamment lorsque le budget est plus serré. Mais avant de se lancer, mieux vaut connaître les règles et rester vigilant, car cette pratique peut présenter certains risques.
"Dans la foulée des activités, les agriculteurs peuvent aussi pulvériser des produits qui peuvent être dangereux pour la santé. Et donc rendre les produits impropres à la consommation", explique Didier Delmal, coordinateur de l’Agence de Développement Local d’Awans, lors de son intervention dans "Quel Temps Pour la Planète".
Pour glaner en toute sécurité, un réflexe s’impose donc : prendre contact avec l’agriculteur. Il pourra indiquer son calendrier de récolte et préciser quels produits peuvent encore être consommés.
Embouteillages sur les routes de campagne
Comme il n’y a pas de date fixe pour le glanage et que le laps de temps est très court, les réseaux sociaux sont le moyen de communication le plus simple pour les agriculteurs. Revers de la médaille : certains accès se sont déjà retrouvés encombrés par des dizaines de voitures. Et des véhicules garés dans les champs ont dû être dégagés par tracteur.
La solution idéale reste le glanage encadré par une association, qui permet également de renouer le lien entre les agriculteurs et la population, ou encore de s’appuyer sur le simple bouche-à-oreille.
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