Des clients de TUI visés par une arnaque inquiétante sur WhatsApp : « Ils savaient où j’allais et quand ! »

Contrairement à ce que laisse penser la mésaventure de Sylvain Thibaut, réserver tôt reste généralement plus avantageux que miser sur une offre de dernière minute. Mais tout dépend de votre profil et flexibilité.
En réservant son séjour en République dominicaine un an à l’avance, Sylvain pensait profiter des meilleurs tarifs. Et sa mésaventure pousse à se poser des questions sur l’intérêt de l’« early booking », ces réservations anticipées régulièrement encouragées par les tour-opérateurs. Certains proposent des réductions de plusieurs dizaines, voire centaines d’euros, pour les clients qui réservent avant une date précise, souvent en janvier ou février. Alors, faut-il vraiment se précipiter ?
« Le last minute est moins avantageux que le first minute. C’est vraiment la tendance statistique », affirme Sébastien Crucifix, secrétaire général de l’Union professionnelle des agences de voyage (UPAV). Depuis cinq ans, l’organisation analyse les réservations effectuées en agence. Et la conclusion est claire : globalement, réserver à l’avance reste plus intéressant financièrement que d’attendre une offre de dernière minute. « Entre neuf mois et un an à l’avance, on peut déjà avoir de bons deals », précise-t-il. Il estime toutefois que réserver six à neuf mois avant le départ permet également de bénéficier d’un tarif intéressant, selon le type de voyage.
Mais tous les voyageurs ne sont pas logés à la même enseigne. « Cela vaut davantage la peine quand on est dans des périodes complètement folles, comme juillet-août », précise le secrétaire général. Durant ces périodes très demandées, anticiper permet surtout de conserver un choix plus large. Une chambre familiale, des chambres communicantes ou une vue particulière sont plus faciles à obtenir lorsque l’on s’y prend tôt. « Cela permet aussi d’avoir une bien plus grande flexibilité sur la chambre vue sur mer plutôt que la chambre vue sur parking », illustre-t-il.
À l’inverse, les voyageurs flexibles, qui peuvent modifier leurs dates ou leur destination, ont davantage de possibilités de profiter d’une promotion ponctuelle. Mais réserver tôt offre aussi une protection contre d’éventuelles hausses de prix. « Ceux qui ont réservé justement à l’avance, six ou neuf mois, ont eu la garantie de leur prix », explique Sébastien Crucifix.
Une hausse du carburant ou des billets d’avion ne se répercute donc pas nécessairement sur leur facture, selon les conditions du contrat. Cette année, le contexte géopolitique au Moyen-Orient a toutefois freiné les réservations pendant plusieurs mois. Certains tour-opérateurs ont ensuite proposé des offres d’appel pour relancer les ventes. Des opportunités qui restent imprévisibles. « Il se peut toujours qu’il y ait un last minute qui débarque. Mais ça, c’est l’offre et la demande », rappelle-t-il.
La conclusion ? Réserver tôt ne garantit pas d’obtenir le prix le plus bas. Mais pour les familles, les voyageurs aux dates fixes ou ceux qui recherchent un hébergement précis, l’anticipation reste souvent le meilleur choix. Les vacanciers flexibles peuvent, eux, surveiller les promotions. À condition de comparer exactement les mêmes prestations : une chambre différente ou des conditions moins avantageuses peuvent expliquer une baisse de prix apparente.
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