Polémique autour du prix de la Liberté 2026, décerné au peuple iranien et remis à Reza Pahlavi

À Francfort, le Prix de la Liberté 2026 a été décerné, samedi 7 novembre, au peuple iranien. La fondation allemande Friedrich-Naumann a récompensé « les centaines de milliers de personnes qui ont risqué leur vie pour renverser le régime criminel des mollahs ». La distinction a été remise à Reza Pahlavi, le fils du chah d'Iran déchu. Un choix qui pose la question de la légitimité de ceux qui prétendent représenter les Iraniens.
Publié le :
2 min Temps de lecture
Le contraste est saisissant et illustre la fracture au sein de la diaspora iranienne. Ce samedi 7 novembre, dans les rues de Francfort en Allemagne, environ 25 000 partisans de Rez Pahlavi, selon les chiffres de la police, lui ont manifesté leur soutien, à l'occasion de la remise de ce prix honorifique de la part de la fondation Friedrich-Naumann, proche des libéraux allemands. Et dans le même temps, d'autres voix iraniennes ont dénoncé ce prix de la Liberté 2026.
« C'est un scandale et une insulte au peuple iranien, ainsi qu'à toutes les personnes qui luttent pour la liberté en Iran », a déclaré Sahar Sanaie, la porte-parole de l'Association des Allemands d'origine iranienne de la région de Hesse, près de Francfort. Des associations, des représentants sociaux-démocrates et une partie des opposants à la République islamique ont boycotté la cérémonie. Car pour eux, le fils du chah d'Iran déchu n'est pas un représentant légitime du peuple iranien.
Reza Pahlavi, qui cherche à s'imposer comme le leader de l'opposition depuis 45 ans, a tenté de rassurer ses détracteurs. Il a assuré « ne conserver ce prix qu'à titre provisoire, en tant que dépositaire ». « Un jour – et je crois que ce jour est plus proche que ne veut bien l'admettre le régime clérical moribond –, je le remettrai entre les mains de ses propriétaires légitimes, le peuple iranien. Et ce, non pas sur une terre étrangère, mais dans notre capitale, Téhéran », a-t-il ajouté, acclamé par quelques partisans présents à la cérémonie, dans l'ancien temple protestant Saint-Paul de Francfort. Un scénario qui reste bien incertain à ce stade.
À voir en vidéoIran : Reza Pahlavi peut-il incarner un changement de régime ?
KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.