Le meurtrier qui étudiait à la Faculté de droit à l’Université McGill de retour en prison

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Le meurtrier Jeffrey George Ewert, dont l’inscription à l'Université McGill durant sa semi-liberté avait suscité la controverse, est de nouveau en détention pendant que les autorités examinent de plus près son cas.
Le Service correctionnel du Canada (SCC) a confirmé samedi à CBC News que le régime de semi-liberté, dont bénéficiait Jeffrey George Ewert, avait été révoqué. Le délinquant a été remis en détention le temps qu'une évaluation plus approfondie de la situation soit menée
, indique le SCC dans une déclaration.
Jeffrey George Ewert, aujourd'hui sexagénaire, a été condamné pour une tentative de meurtre et pour un meurtre au second degré commis en Colombie-Britannique en 1984.
Selon son dossier de libération conditionnelle, il a agressé sexuellement et tué une femme, avant d'attaquer violemment une adolescente de 15 ans moins de six semaines plus tard, laissant cette dernière paralysée à vie.
Purgeant une peine à perpétuité, M. Ewert s'est vu accorder une libération conditionnelle de jour en 2025. Celle-ci a été prolongée de six mois en juin dernier et il a alors commencé à suivre des cours de droit et à participer aux activités de la faculté en août. Il n'avait pas été sur le campus depuis début octobre, selon une déclaration du vice-recteur aux affaires universitaires de McGill.
Bien que les évaluations cliniques classent son risque de récidive de modéré à élevé, la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) estime qu'avec un suivi serré en maison de transition, ce risque tend vers la catégorie modérée.

Un des bâtiments du Service correctionnel du Canada à Laval, où se déroulent des audiences de la Commission des libérations conditionnelles du Canada (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada
Pétitions divergentes
Plus tôt ce mois-ci, plusieurs étudiants ayant contacté CBC News sous le couvert de l'anonymat ont affirmé que la présence de M. Ewert créait un sentiment d'insécurité, d'autant plus que l'Université ne leur a pas divulgué son passé criminel.
Une pétition circule, expliquant pourquoi les étudiants se sentent en danger et refusent d'être en présence de M. Ewert. La pétition mentionne des inquiétudes quant à son comportement présumé durant ses études à McGill.
À l’inverse, une autre pétition soutient que l'exclusion de Jeffrey George Ewert du campus compromettait son accès à l'éducation et à la réadaptation en tant qu'homme autochtone et survivant de la rafle des années 1960.
Le Service correctionnel du Canada précise que le temps passé par un délinquant dans la collectivité est analysé en continu. Lorsque des préoccupations surviennent concernant le comportement d'un délinquant, le respect de ses conditions de libération ou sa capacité à être intégré en toute sécurité dans la collectivité, le SCC prend les mesures appropriées
, affirme l’organisation fédérale.
Dans une déclaration faite vendredi à CBC, un porte-parole de l'Université McGill a déclaré que la sécurité de nos étudiants est primordiale
. L’université a également promis de revoir activement ses procédures d’admission afin de s’assurer qu’une situation similaire ne se reproduise plus jamais
.
D'après un article de Sidhartha Banerjee (nouvelle fenêtre), de CBC News
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