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Friday, October 9, 2026

Réunion des candidats péquistes | « Monsieur Radio X » critique l’abandon du troisième lien

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(Drummondville) À la tête d’un gouvernement minoritaire, le premier ministre désigné et chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon appelle ses candidats défaits et élus à « demeurer mobilisés » en prévision d’un éventuel nouveau rendez-vous électoral. Emporté par la vague conservatrice dans la région de Québec, François Gariépy, alias « monsieur Radio X », attribue en partie sa défaite au dossier du troisième lien.

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« Je pense que des gens ont été déçus quand même de voir qu’on ne promettait rien pendant quatre ans plutôt que de promettre des menteries, des mensonges, des choses qui n’arriveront pas… De voir que pendant quatre ans, on aurait peut-être une réflexion, du moins un statu quo, je pense que ça a déplu aux gens de Québec », a affirmé l’ex-employé de CHOI en marge d’une réunion de la plupart des candidats péquistes élus et défaits à Drummondville vendredi.

Le chef péquiste a annoncé l’abandon de sa promesse de réaliser un troisième lien Québec-Lévis réservé au transport collectif au cours d’un prochain mandat le 25 septembre, en campagne électorale.

« Je ne jugerai pas les erreurs de mon chef, ou pas là. Moi, ce que je constate, c’est que dans la région de Québec, il y a une, comment dire… je vais le dire d’une façon… Comment je le dirais à la radio ? J’étais de l’autre côté avant, là, et en toute franchise, je pense que le statu quo pour les gens de Québec est très difficile à supporter », a-t-il soutenu.

Moi, je ne me suis pas lancé en politique pour faire un troisième lien. Mais jusqu’à tout récemment, je travaillais dans une radio qui s’appelle BPM Sports et je faisais la circulation à même mon sous-sol dans Château-Richer, et je voyais le fameux fer à cheval rouge clignotant qui en est la preuve. En fait, il faut s’intéresser aux enjeux de circulation dans la grande région de Québec. Et je pense que cette discussion-là, ça doit être fait.

François Gariépy, candidat battu du PQ dans Charlevoix–Côte-de-Beaupré

Il croit qu’« une réflexion sur le troisième lien doit être entamée » au sein du parti.

Il ne remet pas en question l’appui de son parti au tramway, un projet que critiquent les conservateurs. « Je pense que c’est quelque chose à part. Les gens de Québec, je pense, apprécient, du moins dans les quartiers centraux, l’arrivée de ce nouveau moyen de transport. Mais assurément, le troisième lien en périphérie, notamment dans [ma circonscription], sur Côte-de-Beaupré, c’est un enjeu. »

Il s’est également dit victime de la « vague conservatrice » qui a déferlé dans la grande région de Québec. Le Parti québécois n’y a fait élire aucun député. La conservatrice Caroline Simard, une ex-députée libérale, a battu M. Gariépy dans Charlevoix–Côte-de-Beaupré lundi.

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

Paul St-Pierre Plamondon

Il croit nécessaire la nomination d’un ministre non élu pour représenter la Capitale-Nationale autour de la table des décisions. « Ça prend quelqu’un au Conseil [des ministres]. En fait, ça prend quelqu’un pour porter la voix des gens de Québec, ça va de soi », a-t-il dit. Le député sortant Pascal Paradis, battu dans Jean-Talon, a fui les médias.

François Gariépy, l’un des rares péquistes à répondre aux questions vendredi, n’a pas l’intention de céder au chant des sirènes conservatrices. Il demeure un « souverainiste convaincu ». « Paul St-Pierre Plamondon a été la personne qui m’a inspiré pour me lancer en politique », a ajouté celui que François Legault avait surnommé « monsieur Radio X » lors des points de la presse de la pandémie.

À la sortie de la réunion des candidats, la députée réélue dans Terrebonne Catherine Gentilcore a reconnu que le troisième lien était l’« un des sujets qui a été abordé » à huis clos. « C’est normal qu’on ait des débats. On est un parti de coalition, un gouvernement de coalition. C’est normal que chacun ait son point de vue. […] Il y a des réflexions qui vont avoir lieu, qui vont avoir cours sur ce sujet-là comme bien d’autres. »

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

La députée réélue dans Terrebonne, Catherine Gentilcore

Pour Alex Boissonneault, battu dans Arthabaska-L’Érable, le parti « est encore au début de l’analyse de ce qui s’est passé ». Il n’a pas précisé les raisons qui, selon lui, ont mené à sa défaite un an après qu’il eut remporté une élection partielle.

Le premier ministre désigné a invité ses candidats à « demeurer mobilisés », dans son discours à Drummondville. Même s’il veut collaborer avec l’opposition, Paul St-Pierre Plamondon a prévenu qu’un gouvernement minoritaire pouvait tomber à tout moment et que des élections pourraient avoir lieu dans un avenir prochain.

« On va avoir une posture de collaboration dans l’objectif d’avoir un impact positif rapidement dans la vie des gens. Est-ce que cette main tendue va être acceptée par les autres partis ? Ça, ce n’est pas sous notre contrôle. Mais ça nous donne l’obligation également de demeurer mobilisés pour une campagne électorale, pas à court terme, mais éventuellement, peut-être pas non plus. »

La durée de vie moyenne d’un gouvernement minoritaire est de 18 à 24 mois. Catherine Gentilcore a déclaré que tous les candidats « sont déjà prêts à travailler pour la prochaine » campagne.

Les députés péquistes prêteront serment à l’Assemblée nationale le 15 octobre. Paul St-Pierre Plamondon dévoilera son Conseil des ministres le 21 octobre, comme nous l’écrivions jeudi.

Dans les derniers mois, le Parti québécois (PQ) a écarté l’idée de recruter des caquistes comme candidats aux élections. Maintenant qu’il est au pouvoir et doit faire plus de 500 embauches dans les cabinets, il n’exclut pas de recruter d’ex-péquistes qui ont travaillé pour le gouvernement caquiste afin de pourvoir des postes. Certains ont déjà levé la main.

« La déclaration de Paul St-Pierre Plamondon à l’époque, c’était par rapport aux candidatures. Pour le reste, je pense que le travail est en cours », a répondu Catherine Gentilcore, réélue dans Terrebonne. « L’équipe de transition se penche là-dessus actuellement. Je pense qu’ils auront des décisions à prendre. »

« Je ne pense pas qu’il faut fermer la porte, mais on a énormément de talent dans notre petite équipe que vous avez vue travailler fort dans les dernières années », a dit de son côté Méganne Perry Mélançon, élue dans Gaspé.

L’ex-ministre caquiste Mathieu Lacombe, qui a participé à la soirée électorale du PQ lundi, pourrait-il obtenir un poste ? La porte est restée ouverte lorsque l’on a questionné des péquistes sur le sujet.

Quand le PQ a affiché un poste d’attaché de presse il y a environ six mois, les trois quarts des 50 postulants provenaient de la Coalition avenir Québec, note-t-on.

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