Donald Trump “disposé à accepter” sa défaite: “Nous travaillerons avec les démocrates”
Donald Trump a déclaré mardi qu'il accepterait les résultats des élections de mi-mandat, alors que se dessine une lourde défaite pour son parti, dans un entretien avec le New York Times.
M.G
Source: BELGA
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"Je suis tout à fait disposé à accepter ces résultats", a-t-il déclaré au journal. "Nous travaillerons avec les démocrates ; nous nous réjouissons, vous savez, de collaborer avec eux. Nous parviendrons probablement à trouver un terrain d'entente."
Si j’avais été sur le bulletin, nous aurions largement gagné
“Je n’étais pas sur le bulletin et si je l’avais été, nous aurions LARGEMENT gagné”, a écrit le président américain sur sa plateforme Truth Social, après avoir appelé pendant la campagne ses partisans à se mobiliser comme s’il se présentait lui-même.
Un responsable américain a lui parlé à l’AFP d’une attitude de “défi” régnant à la Maison Blanche, d’où le président républicain suit les résultats avec des ministres et des conseillers.
L’opposition démocrate a accumulé les victoires au cours de la soirée, portée par une condamnation de la guerre en Iran et un mécontentement généralisé sur le coût de la vie, dirigés contre un président qui a lui-même transformé le scrutin en référendum sur son bilan.
La “qualité” des candidats républicains pointée du doigt
“Un dernier avertissement : peu importe ce qui se passe aujourd’hui, le président Trump n’en sera que plus décidé à arrêter la gauche radicale. Attachez vos ceintures”, a déclaré ce responsable de la Maison Blanche, en conclusion d’un message qui cherchait aussi à exonérer le milliardaire de 80 ans.
Le président “n’était pas sur les bulletins et il est prouvé que les électeurs de Trump vont voter quand il est sur le bulletin”, a dit cette source, jugeant aussi que la “qualité” des candidats républicains laissait à désirer.
“Le président Trump a mieux fait campagne que bien des candidats eux-mêmes”, a-t-elle jugé, en référence aux très nombreux meetings et déplacements de Donald Trump ces dernières semaines.
Le président américain a pourtant piloté lui-même la sélection des candidats de son camp. Il a aussi monopolisé l’attention pendant la campagne, en multipliant les déplacements et meetings.
“CONTRE moi”
La mauvaise humeur de Donald Trump avait filtré avant même que les urnes ne commencent à livrer leur verdict. En peu de temps, le président des États-Unis a publié sur son réseau Truth Social trois messages attaquant Fox News, la chaîne préférée des conservateurs américains, accusée de lui nuire délibérément.
Dans l’un d’eux, il s’en prend à une intervenante en plateau, “bête comme ses pieds”, dans un autre, il critique les sondages de la chaîne, qui reflètent le mécontentement des Américains sur son bilan.
“Ils sont CONTRE moi”, accuse-t-il dans un troisième post, à propos de Fox News. Les républicains ont d’ores et déjà perdu le contrôle de la Chambre des représentants. Ils pourraient bien voir les démocrates leur ravir aussi le Sénat, l’autre composante du Congrès américain.
Donald Trump sera certainement visé par de nombreuses enquêtes lancées par la Chambre des représentants. Si le Sénat bascule aussi, le dirigeant de 80 ans perdrait en grande partie son pouvoir de nomination, en particulier en cas de vacance à la Cour suprême, puissante institution dont les 9 juges sont nommés à vie.
Les élections de mi-mandat renouvellent un tiers des sièges du Sénat et tous ceux de la Chambre. Donald Trump a déjà menacé de dégainer tous azimuts son pouvoir de veto face aux textes que lui enverrait pour promulgation un Congrès démocrate. Il conserverait toutefois une importante marge de manœuvre diplomatique et militaire.
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