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Sunday, October 4, 2026

À la Une: la Russie de Vladimir Poutine serait prête à attaquer la France

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L’Express publie un dossier qui fait froid dans le dos, vu de Paris. Dossier intitulé « Les nouvelles menaces de Poutine sur la France », et qui s’appuie sur une « note gouvernementale » datant du mois de septembre. Cette note, nous dit l’hebdomadaire, « anticipe une intensification des attaques, sans écarter la possibilité de sabotages et d’actions terroristes ».

« Dans les coulisses, annonce l’Express, Paris se prépare au pire ». Il faut dire que la liste des risques inventoriés a de quoi faire réfléchir : « sabotages », « assassinats », « attaque cyber », « la projection se veut même parfois aussi précise qu’inquiétante, ajoute l’Express, lorsqu’est citée une possible "action terroriste causant des morts civils" ou "brouillage conduisant au crash d’un avion civil" ».

Pourquoi cette stratégie ? « Frustré de stagner sur le front ukrainien depuis quatre ans et confronté à une crise économique au plan intérieur, répond l’Express, Vladimir Poutine a autorisé ses services de renseignement à exporter la violence sur le territoire européen ».   

Faiblesses

La France est-elle en mesure de répondre à d’éventuelles attaques russes ? Elle est en tout cas dans l’œil du cyclone : « Nous sommes l’une des nations les plus engagées avec l’Ukraine », rappelle une « source » interrogée par l’Express.

La France, puissance nucléaire qui n’en a pas moins ses faiblesses. « En cas d’attaque massive, précise l’hebdomadaire, nous serions, à l’heure actuelle, en difficulté pour protéger nos nombreux sites sensibles ». Exemple : selon Yohann Michel, chercheur à l’Institut d’études, de stratégie et de défense, « nous serions incapables d’intercepter des vagues de plusieurs centaines de drones, comme le subissent les Ukrainiens certaines nuits ».

Cela étant, la France n’est pas la seule à envisager le pire. L’Express fait la liste des pays européens qui préparent les civils, notamment, à un éventuel conflit : l’Allemagne « évalue ses infrastructures médicales pour accueillir un grand nombre de blessés », la Suède a envoyé « à ses 11 millions de citoyens une brochure intitulée "en cas de crise ou de guerre" »...  Quant à la Pologne, « elle propose depuis l'année dernière des journées de formation dans des bases militaires, journées ouvertes à tous les civils dès l'âge de 12 ans ». 

La préparation de la prochaine élection présidentielle en France

Le Nouvel Obs fait sa Une sur ce qu’il appelle « la primaire de la dernière chance ». Elle réunit une partie de la gauche, sans la France insoumise, mais avec l’eurodéputé et candidat de Place publique, Raphaël Glucksmann, qui est visiblement le candidat préféré du Nouvel Obs, face aux quatre autres personnalités de cette primaire dont le premier tour aura lieu la semaine prochaine.

C’est, nous dit le Nouvel Obs, « la marche à ne pas rater pour la gauche sociale-démocrate. Si elle veut compter dans la présidentielle, il lui faut réussir sa primaire d’octobre ». Pour l’hebdomadaire, « Raphaël Glucksmann est celui qui paraît aujourd’hui le mieux placé » mais, regrette-t-il, dans un article intitulé « Glucksmann seul contre tous », « il voit resurgir des procès d’intention, qui lui collent à la peau : pas assez de gauche, "hors-sol" ou encore nouveau Macron ». Le Nouvel Obs, en tout cas, lui consacre un long article, là où ses rivaux de la primaire n’ont droit qu’à un encadré de quelques lignes.

« Grande coalition »

Quant à la droite et au centre, devront-ils passer par une primaire ? C’est en tout cas la suggestion faite dans Le Parisien Dimanche par Gabriel Attal. « Pour éviter un duel Mélenchon-Le Pen, le patron de Renaissance, nous explique le journal, estime qu’il est encore temps d’organiser "une grande coalition" qui aille des électeurs de Raphaël Glucksmann à ceux de la droite républicaine ».

Lui-même candidat à l’élection présidentielle, Gabriel Attal explique son point de vue : « Il y a des électeurs de gauche comme de droite qui aimeraient un autre choix qu’un candidat qui n’aura aucune chance d’être au second tour ». Il appelle, pour cela, à « un vrai et large rassemblement ».

480 mots supprimés

Enfin, une réflexion sur l’utilisation des mots, aux États-Unis sous l’administration de Donald Trump. Réflexion proposée par la Française Cécile Alduy, professeure à l’université de Stanford en Californie. Elle publie aux éditions Les Arènes, un livre intitulé « D’abord ils sont venus chercher les mots ».

Elle raconte, dans le Nouvel Obs, « comment elle a vu plus de 480 mots être bannis de l’administration fédérale, des données scientifiques supprimées, des cours annulés ». « On pourrait avoir la tentation de se dire : "Ce ne sont que des mots, on pourra se débrouiller sans" », explique Cécile Alduy. « Mais non, on ne peut pas penser ni agir sans ce vocabulaire qui est soudain intouchable ». Et elle interroge : « Comment dénoncer les injustices sans le mot "égalité" ? ».

Est-ce seulement le problème des États-Unis ? Non, répond la professeure d'université. « Le "laboratoire américain", où une administration d'extrême droite applique son programme discriminatoire, c'est ce qui pend au nez de l'Europe ». 

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