De la lumière au cœur des abysses

Dans les grands fonds, l’obscurité n’est jamais totale : d’innombrables organismes y produisent leur propre lumière. Apparue à de multiples reprises au cours de l’évolution, la bioluminescence pourrait ainsi constituer l’une des briques du vivant en milieu océanique.
Le cténophore béroé (Beroe abyssicola) vit jusqu'à 2000 m de profondeur. De couleur rouge-violacé, il émet une bioluminescence bleue et diffracte la lumière, produisant des reflets iridescents.
ALEXANDER SEMENOV/ SCIENCE PHOTO LIBRARY
Cet article est extrait du mensuel Sciences et Avenir n°956, daté d'octobre 2026.
"Si vous descendez dans les profondeurs de l’océan à bord d’un submersible tous feux éteints et que vous regardez par le hublot, ce que vous voyez est impressionnant : c’est une pluie d’étoiles filantes, confie Séverine Martini, océanographe à l’Institut méditerranéen d’océanologie d’Aix-Marseille. On imagine souvent la bioluminescence comme quelque chose d’exotique, presque marginal, à l’image de la baudroie dans Nemo. En réalité, ce phénomène est constant et omniprésent dans les fonds marins."
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