Mauvaise nouvelle pour les voyageurs : les contrôleurs aériens de l’aéroport de Charleroi en grève pendant 24 nuits !


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Après l’échec de la conciliation entre la direction de Skeyes et les syndicats lundi, l’un de ceux-ci, représentant les contrôleurs aériens de l’aéroport de Charleroi, a annoncé son intention de faire grève pendant 24 nuits, du 16 septembre au 10 octobre inclus, de 22H à 8H.
La direction de Skeyes « regrette vivement l’ampleur et la durée des actions annoncées » car « une interruption de travail de dix heures par nuit pendant 24 nuits consécutives pourrait avoir des conséquences très importantes sur le fonctionnement de l’aéroport de Charleroi, les compagnies aériennes et leurs passagers, ainsi que sur les nombreuses autres entreprises et travailleurs qui dépendent de l’activité aéroportuaire ».
Le syndicat avait déposé un préavis de grève le 29 juillet, dans le cadre d’un conflit portant sur les primes de nuit. Celui-ci pouvait être activé à partir du 12 août. Une procédure de conciliation a occupé les partenaires sociaux de la fin juillet à ce lundi, les éventuelles actions étaient suspendues pendant ce temps. La dernière réunion du jour a acté l’échec des discussions.
La direction de Skeyes affirme que les syndicats réclament une augmentation de leur prime de nuit, à 160 % de l’actuelle « qui dépasse déjà les 1.000 euros par service et par contrôleur ». Elle dit ne pas pouvoir y accéder car l’aéroport est fermé la nuit.
Le son de cloche est tout autre du côté syndical. « Contrairement à ce qui a été affirmé, les contrôleurs concernés ne réclament pas une augmentation de primes existantes : ils ne bénéficient actuellement d’aucune indemnité spécifique pour le travail de nuit, alors qu’ils assurent pourtant, comme leurs collègues d’autres centres, des services essentiels en soirée, durant la nuit et au petit matin. Leur demande est simple : être traités de manière équitable et bénéficier de conditions comparables à celles de leurs collègues exerçant des fonctions similaires », indique la CSC. Un constat partagé par le syndicat libre VSOA/SLFP qui indique qu’en dépit « de la fermeture théorique » de l’aéroport la nuit, « du trafic subsiste en raison d’un accord conclu entre l’aéroport et Ryanair, autorisant l’atterrissage des appareils qui y sont basés ».
Face à l’échec des négociations avec la direction, les contrôleurs « estiment ne plus avoir d’autres choix que d’activer leur préavis de grève ». Une décision prise « avec regret et en dernier recours », affirme le syndicat chrétien.
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