Entretien avec Jean-Paul Philippot après 24 ans à la RTBF : "Le média public est un enfant de la démocratie"

Pendant près d’un quart de siècle, il aura été le numéro 1 de la RTBF. À partir du 1er novembre, il ne sera plus l’administrateur général, cédant sa place à Christophe Dujardin. Jean-Paul Philippot est entré à la RTBF en février 2002 et pendant dix ans, il a également été le président de l’UER, l’Union Européenne de Radio-Télévision. C’est la plus grande alliance mondiale d’organisation de médias de service public. Elle a notamment fait l’actualité cet été pour son guide luttant contre la sexualisation des athlètes féminines. En ce premier quart du 21e siècle, le paysage médiatique a profondément changé. Le virage numérique est passé par là. La RTBF est-elle prête pour affronter les défis à venir ? Comment pourra-t-elle tenir face aux nouvelles économies annoncées ? On a posé les questions au futur ex-administrateur général. Voici l’entretien dans son entièreté.
Quel est le sentiment dominant qui vous traverse alors que dans quelques jours vous allez quitter cette entreprise ?
D’abord, une fierté collective. Surtout, j’ai la fierté et le privilège d’avoir bossé 24 ans au service d’un média qui cherche à faire sens et d’avoir travaillé avec des équipes de professionnels passionnés. Pas de nostalgie, pas de sentiment du travail accompli. Le travail, il reste à faire et les défis de demain, il reste à les soulever. Probablement que je ressentirai une petite bouffée d’émotions dans deux semaines quand je désactiverai mon badge.
Elle n’est pas encore là, la bouffée d’émotions ?
Non, pas encore. Ce qui fait le sel de nos métiers, c’est l’actualité qui nous réveille tous les matins et nous mobilise. Des agendas qui se bousculent au rythme des enjeux, des défis et des problèmes. Et ça, c’est mon quotidien jusqu’au 31 octobre.
Notre média de service public est confronté à une série de défis, et notamment, parce que c’est l’actualité, un défi financier. 20 millions d’euros d’économies supplémentaires, annoncé par la Fédération Wallonie-Bruxelles. Pour que nos auditeurs et auditrices se rendent compte, 20 millions, c’est beaucoup ?
20 millions, c’est comme si on supprimait tout le sport à la RTBF, l’émission d’investigation, et qu’on y ajoutait encore l’une ou l’autre émission supplémentaire à supprimer.
Vous vous attendiez à ce nouvel effort ?
Non, il n’était attendu par personne, il n’a été consulté par personne. Nous n’avons pas été consultés, mais je pense qu’il faut le remettre aussi en perspective. C’est un effort qui va se traduire dans la négociation d’un contrat de gestion l’année prochaine. Et c’est à l’issue de cette négociation, quand l’entreprise et le gouvernement signeront ce document, qu’ils les engagent mutuellement pour les cinq prochaines années, 2028-2032, qu’on pourra mesurer l’ampleur de l’effort et l’impact qu’il aura.
Mais ça donne le ton ?
Ça donne certainement le ton, alors c’est un ton que l’on entend hélas un peu partout en Europe. La RTBF aujourd’hui, c’est 1700-1750 professionnels. C’est 1700-1750 passionnées et passionnés. C’est un outil qui se modernise. Mais c’est aussi un média local qui affronte des géants mondiaux dans un univers où, et c’est peut-être mon inquiétude majeure, l’intelligence artificielle devient le substitut de la pensée critique. Et nous sommes des enfants et des promoteurs de la pensée critique, du pluralisme, de la vérification des sources et de l’ancrage dans toutes les réalités culturelles, économiques, politiques, sociales, artistiques de la Belgique francophone. Tout ça, les outils d’intelligence artificielle développés aux États-Unis ou en Chine, n’en ont cure.
Le média public, c’est un enfant de la démocratie. Il n’y a aucun média public dans d’autres modèles que les modèles démocratiques. Il y a des médias d’État, des autres de propagandes. C’est corrélé par des études scientifiques et statistiques. L’état de la démocratie et l’état, le dynamisme, la santé, le financement du média public, sont étroitement corrélés.
Pour rester un peu sur la question des moyens, pour faire face à ces défis que vous mentionnez et ces grands adversaires, ces géants que sont les plateformes américaines, il faut des moyens. Ça veut dire qu’il va falloir opérer des virages, recentrer des priorités. Alors, on ne supprimera sans doute pas du jour au lendemain le service des sports et le service d’investigation de la RTBF, puisque vous les mentionniez, mais il va quand même falloir supprimer des choses, non ?
À nouveau, je pense qu’il ne faut pas parler des remèdes tant qu’on n’a pas la feuille de route. Et la feuille de route, on la connaîtra dans le courant du mois d’octobre ou de novembre 2027, pas avant. Maintenant, on n’a pas attendu ça, pour se réorganiser. On peut peut-être se rappeler qu’il y avait 1000 personnes de plus à la RTBF en 2002 quand j’arrive, par rapport à aujourd’hui. 1000 de plus. Mais il y avait moins de journalistes. En 2002, les journalistes, ça représentait 10% des effectifs de l’entreprise. Aujourd’hui, ça en représente 16%. On s’est recentré sur nos missions principales ces 20 dernières années. On n’a pas attendu une injonction, on s’est recentré sur l’information. Entre-temps, on a produit des séries belges, on a continué à produire des documentaires, à capter des pièces de théâtre, des concerts. On s’est recentré tout en continuant à vibrer avec nos athlètes dans des compétitions internationales ou à rire avec nos humoristes ou à découvrir de nouveaux talents, de la chanson, de la danse, des arts vivants dans des émissions dites de divertissement.
Question d’un auditeur (Olivier) : dans toutes les sociétés un peu fascisantes, je trouve que les dirigeants, la première chose qu’ils font, c’est de museler la presse et les médias. Et comme ils utilisent l’argent sur les chaînes publiques, comme la RTBF ou la VRT, par exemple, c’est vraiment un signe que l’extrême droite est en train d’essayer de prendre un certain pouvoir et d’essayer de tout museler. Et ça m’inquiète.
Ce n’est pas mon mandat de pointer tel ou tel acteur du débat politique, mais il y a une réalité que l’auditeur souligne. Le média public, c’est un enfant de la démocratie. Il n’y a aucun média public dans d’autres modèles que les modèles démocratiques. Il y a des médias d’État, des autres de propagandes. Et par ailleurs, et ça, c’est corrélé par des études scientifiques et statistiques, l’état de la démocratie et l’état, le dynamisme, la santé, le financement du média public, sont étroitement corrélés. Et donc nous, comme média public, il ne s’agit pas pour nous d’être les promoteurs d’un courant de pensée ou d’une idéologie. Nous devons informer de manière indépendante et pluraliste, mais nous devons surtout continuer à informer et à travailler de manière indépendante des pressions, qu’elles soient politiques, économiques ou de toute autre nature. Notre indépendance est la clef de voûte de notre mission. C’est l’engagement qu’on doit tenir, non pas vis-à-vis d’un gouvernement ou d’autres, mais vis-à-vis des auditeurs, des auditrices, des citoyens, des citoyennes belges francophones.
Mais vous avez été à la tête de l’UER, un poste idéal pour observer que les pressions, elles pèsent partout en Europe sur les médias de services publics. Ça veut dire qu’il y a là vraiment un danger pour la démocratie ?
Je pense qu’il y a danger pour la démocratie à partir du moment où on veut contrôler l’information, à partir du moment où on refuse la diversité culturelle, à partir du moment où on ne tolère plus que certaines opinions, certains porteurs d’opinions aient la voix et l’image. On constate effectivement, je l’ai constaté pendant les dix ans de la présidence que j’ai conduite, des mesures qui, pour des raisons économiques, ont amené à vouloir fermer la télévision grecque à un moment donné. Elle a été rouverte et elle est maintenant dans une santé meilleure encore, avec un dynamisme nouveau. J’ai vu des collègues en Pologne être licenciés, séance tenante, sans indemnité. Des patrons de radio, des rédacteurs en chef, parce que le pouvoir ne supportait plus leur indépendance. Mais j’ai vu aussi tout récemment, à l’occasion d’élections en Hongrie, un nouveau Premier ministre dont la première décision a été de restaurer l’indépendance du média public. Donc on est sur une ligne de front, on est un peu comme le canari dans la mine. Je partage le point de vue de l’auditeur, et j’ai pu le constater un peu partout en Europe, c’est un signal grave de fragilisation d’une démocratie.
J’ai toujours refusé d’être dans une case. Je pense qu’une des valeurs à laquelle je tiens le plus à titre personnel, c’est la liberté. Et la liberté, elle ne peut pas vivre et survivre quand on est dans une case.
Question d’un auditeur (Gary) : on vous a souvent discrédité, vous et la RTBF, en raison d’une prétendue tendance éditoriale. Que répondez-vous à ça ? Faut-il émaner d’une tendance politique singulièrement de gauche pour diriger efficacement un média de service public ?
Je pense qu’il ne faut certainement pas être affidé à une quelconque écurie politique ou autre, si on veut diriger un média public. Alors, je le dis, et je l’ai encore répété récemment, il y a Jean-Paul Philippot, l’administrateur général de la RTBF, il est et il doit être rigoureusement indépendant, et puis il y a Jean-Paul Philippot, citoyen, et ce qu’il pense et la manière dont il vote ne regarde que lui.
Donc pas d’étiquette politique ?
Attendez, on est dans un pays où on adore mettre les gens dans les cases, et donc bien entendu que moi je suis dans une case, et la case, certains me la mettent avec une étiquette PS dans le dos. J’ai vécu avec cette étiquette-là que certains me mettaient.
Mais ça a été une étiquette difficile à porter depuis les changements de majorité.
J’ai toujours refusé d’être dans une case. Je pense qu’une des valeurs à laquelle je tiens le plus à titre personnel, c’est la liberté. Et la liberté, elle ne peut pas vivre et survivre quand on est dans une case. Et dans ma fonction, j’ai essayé, et ce n’est pas à moi de juger si je l’ai réussi, j’ai essayé d’être indépendant et de protéger l’indépendance de l’ensemble de nos équipes et singulièrement de nos journalistes contre vents et marées.
Est-ce que c’est une fonction politique ? Être administrateur général, est-ce qu’il faut avoir un sens politique ?
Je pense que ce n’est pas une fonction politique, mais c’est une fonction qui s’accompagne d’une responsabilité dans la société. Alors si la politique est associée à la responsabilité dans la société, oui, mais je ne l’associe pas de la même manière. Et pourquoi c’est une responsabilité dans la société ? Parce que ce sont des choix, des décisions que nous prenons : lancer une nouvelle chaîne, investir dans la captation d’une pièce de théâtre, lancer "Restart" en pleine pandémie, lancer "Parlons Solutions", avoir cet espace unique dans le paysage audiovisuel belge francophone, celui que vous occupez sur La Première en fin de journée tous les jours, où il y a le temps long, où vous avez la capacité de mettre sur la sellette, vous interagissez avec des auditeurs, des auditrices. Tout ça, ce sont des choix éditoriaux. Aucun ne relève de moi personnellement. Je les ai tous soutenus, voire encouragés. Ça, c’est être acteur dans la société.
975 millions qui ne seront investis ni pour payer des journalistes indépendants et professionnels, ni pour produire des contenus locaux, ni pour rémunérer les acteurs privés.
Est-ce qu’il y aura plus de pubs dans la RTBF de demain ?
Hélas, aujourd’hui, près de 50% de l’investissement publicitaire, il est capté par les GAFAM. On estime qu’en 2030, c’est-à-dire après-demain, 975 millions d’euros investis par des annonceurs belges, francophones et flamands, en télé, en radio, dans la presse, l’affichage, le cinéma, etc., seront captés par les GAFAM. 50%. 975 millions qui ne seront investis ni pour payer des journalistes indépendants et professionnels, ni pour produire des contenus locaux, ni pour rémunérer les acteurs privés.
Mais est-ce que ça veut dire moins d’écrans pubs à la radio, par exemple ?
Non, pas moins d’écrans pub, parce que moins de financement public. Si on veut maintenir des rédactions, pouvoir produire localement, investir dans des séries belges, il nous faut des moyens. Mais je pense que l’époque où la publicité était la variable qui permettait de compenser des chutes de revenus publics, elle est révolue.
Question d’un auditeur (Benoît) : est-ce que Jean-Paul Philippot ne serait pas "de skieven architek" du média public francophone ? Référence évidemment à Joseph Poelaert, l’architecte du palais de justice qui avait vu très grand dans la construction. Vous avez construit un média tentaculaire, tant en radio qu’en TV, avec beaucoup de plateformes différentes, alors que nos moyens ne nous le permettent pas.
Je pense que "de skieven architek", c’est probablement celui qui a construit dans les années 60 la cité Reyers. Et moi, j’ai contribué avec toute une équipe à construire un bâtiment deux fois plus petit, avec deux fois moins de studios et un respect de la consommation des énergies carbone bien supérieure.
Mais l’auditeur ne parlait pas du bâtiment…
En fait, ce n’est pas une question que les auditeurs ou les téléspectateurs internautes nous posent, parce qu’en fait, ils sont sur nos plateformes, ils sont en radio et en télévision, on n’a pas plus de chaînes de radio que la VRT, on en a moins que Radio France, on n’a pas plus de chaînes de télévision que la VRT.
Aujourd’hui, il y a toujours 2,2 millions de Belges qui regardent la télévision tous les jours. Un peu moins de 50%. Alors, on a perdu des téléspectateurs, mais ils restent encore très nombreux. On a perdu moins d’auditeurs de nos radios, en général, que de la télévision. La radio reste un média plus résilient.
Il y a Jacques quand même qui nous demande, est-ce qu’il faut autant de radio et de télévision ?
Aujourd’hui, les auditeurs et les téléspectateurs ont un choix qui est limité. Le nombre de chaînes accessibles en Belgique par rapport aux trois chaînes de télévision représente une petite fraction de l’offre. Mais on continue à toucher 90% des Belges francophones. Grâce à la radio et la télévision, nos plateformes (RTBF Actus, Auvio) ou notre présence sur des réseaux sociaux. Et c’est ça notre objectif. Notre seul objectif, c’est de toucher tout le monde. Tous les contribuables belges qui contribuent.
Et si on enlève une chaîne, on ne touche forcément plus tout le monde ?
On ne va plus en tout cas toucher celles et ceux qui la regardent.
Mais elles pourraient aller vers d’autres chaînes ?
Ou vers des plateformes étrangères qui sont des lieux où la recommandation est pilotée par l’IA et où l’attestation, la reconnaissance du droit d’auteur est négligée et où l’information est trois fois sur quatre, une manipulation.
Donc, il faut à tout prix maintenir les chaînes existantes, c’est ça votre message ?
Aujourd’hui, au moment où nous nous parlons, certainement. Dans cinq ans, peut-être plus, mais on évolue avec le public, on n’anticipe pas. Il y a un exemple, en Grande-Bretagne, la BBC, en 2016, a arrêté BBC 3, sa troisième chaîne, qui était une chaîne pour les ados, pour les jeunes. Ça a été une catastrophe d’audience. À tel point qu’en 2022, ils l’ont réimplantée. Ils l’ont rouverte. Mais l’audience avait disparu. Elle n’est plus là. Nous, la chaîne, c’est un moyen. Et le jour où ce moyen n’est plus nécessaire ou utile, bien entendu qu’on va l’arrêter. Mais aujourd’hui, il l’est toujours. Et ça, les téléspectateurs, auditeurs, auditrices le témoignent tous les jours. Avec des chaînes qui ont plus d’audience que d’autres, pour couvrir une palette du paysage culturel, audiovisuel, informationnel, plutôt qu’un autre.
Pour diriger une entreprise comme celle-ci, il faut une vision du monde des médias et de son évolution. Pour vous, Jean-Paul Philippot, aujourd’hui, c’est quand la mort de la télé, de la radio ? Est-ce que dans dix ans, on regardera encore le journal télévisé en linéaire à 19h30 et on écoutera le monde en direct à 17h30 sur La Première ?
Aujourd’hui, il y a toujours 2,2 millions de Belges qui regardent la télévision tous les jours. Un peu moins de 50%. Alors, on a perdu des téléspectateurs, mais ils restent encore très nombreux. On a perdu moins d’auditeurs de nos radios, en général, que de la télévision. La radio reste un média plus résilient. Et je me méfie des futurologues et des gourous. J’ai pu lire dans ma carrière la prédiction : "La radio va mourir ". J’ai entendu le patron de Netflix dire qu’il tuerait la télévision.
Donc il faut s’adapter, mais pas tout jeter.
Mais bien entendu que non. Maintenant, est-ce qu’on aura encore trois chaînes de télé et cinq chaînes de radio en FM, trois de plus en DAB en 2032 ou 2035 ? Probablement pas. Mais je suis certain que nous aurons encore des chaînes de radio et de télévision dans dix ans.
Question d’un auditeur (Jean-Louis) : Monsieur Philippot prône la diversité, mais est resté 24 ans à la tête d’une entreprise publique. Est-ce que ça représente bien la diversité de la francophonie belge ?
Franchement, là, je vais répondre à cet auditeur, non. Il est évident que Jean-Paul Philippot n’incarne pas la diversité sociologique, de genre, d’âge de la société belge.
Ce qu’il questionne, c’est aussi la durée de votre mandat. Avoir fait quatre mandats…
Mon mandat, il est évalué tous les trois ans par un collège d’experts internationaux, et tant qu’ils m’ont évalué de manière positive, j’ai peut-être de manière un peu outrecuidante considéré que je n’avais pas encore tout à fait "fait mon temps". Maintenant, résumer la RTBF à celui ou celle qui la dirige, c’est une contraction de la réalité. La RTBF, c’est une entreprise où la collaboration, la codécision, l’indépendance de nos rédactions sont des règles et des principes. C’est une dynamique. Et donc, si Jean-Paul Philippot, il est resté 24 ans, d’abord, il ne fait pas le métier qu’il faisait il y a 24 ans. Quand je suis arrivé à la RTBF, il n’y avait ni YouTube, ni Netflix, ni l’iPhone. Tout ça n’existait pas. Et par ailleurs, moi j’ai été porté, c’est un privilège, par des équipes créatives, professionnelles, des journalistes indépendants, soucieux de la rigueur de leur métier. C’est ça qui fait la richesse du boulot. Et c’est comme ça que la RTBF exprime toute la diversité de la communauté française, de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Je salue toutes celles et ceux qui nous ont accompagnés, en vous remerciant, et au travers de vous
(ndlr : Pascal et Julie), toutes les équipes qui animaient La Première et plus largement l’information, et ça, pas depuis 25 ans, mais on en fêtera prochainement, en 2030, le centenaire. 2030, 100 ans que nos ancêtres de l’INR ont été créés. Et en 100 ans, vous vous êtes beaucoup transformés, vous êtes toujours aussi rigoureux. Et ne l’oublions pas, vous êtes plébiscité par le public en termes de confiance, le plus haut niveau de confiance. Les études internationales l’attestent. Et le plus faible taux de méfiance aussi. Les deux sont importants.► Retrouvez ci-dessus, en podcast, l’intégralité de cette interview dans Le Monde en direct.
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